Les aventures de RH Junior
Par RH junior le lundi 28 avril 2008, - Les aventures de RH Junior - Lien permanent
Cher lecteurs voici enfin la suite promise, en m’excusant du retard pris dans la production de ce deuxième épisode…
4. A travers le téléphone : premières micro stratégies d’auto motivation
« Allô Docteur A. ? Bonjour, je suis Y., je travaille dans un cabinet de recrutement et je vous appelle pour vous proposer un poste dans votre spécialité.
(…)
Allô Docteur Z ? Je suis Y. du cabinet de recrutement B., êtes vous à l’écoute de nouvelles opportunités professionnelles ?
(…)
Bonjour, puis-je parler au Docteur C. ? De la part de Y. Il s’agit d’un sujet personnel, qui concerne le Dr C. en personne, c’est confidentiel.
(…)
Oui bonjour Docteur D., je suis Y. du cabinet de recrutement &, est- ce le bon moment pour parler avec vous maintenant ? (…) Je vous appelle pour faire le point avec vous, voir où vous en êtes au niveau professionnel et si l’on peut vous proposer des postes en lien avec vos desiderata.»
Ces phrases de première approche avec les candidats sont devenues un refrain que je débite quotidiennement à travers un téléphone, l’arme fatale n°1 du chasseur de têtes.
Au tout début je ne me lassais pas de les répéter car une conviction profonde m’animait : j’offrais aux candidats une nouvelle opportunité, une nouvelle voie, un choix de carrière, la possibilité de changer de ville, changer d’environnement, changer de collègues et tout recommencer à zéro. Pendant les quelques minutes où j’avais le candidat au bout du fil je m’intéressais réellement à lui et, parfois, lorsqu’il s’agissait d’un candidat que nous avions déjà dans nos fichiers, on faisait un petit bilan ensemble avant de lui proposer un poste. Lorsque l’opportunité que je proposais au candidat pouvait coïncider avec ses desiderata, avec un objectif ou un projet de vie, cela me rendait heureuse. Dans le cas contraire, qui était le plus fréquent, lorsqu’un candidat me disait qu’il était déjà bien dans son poste, je l’en félicitait et me réjouissais pour lui. Si un candidat était intéressé pour changer de job mais n’était pas séduit par mon offre de poste, je l’interrogeais alors sur ses desiderata, je notais cela dans mon « tableau de chasse », je l’en remerciait pour m’en avoir fait part et lui assurait de le recontacter le jour où nous recevions une offre en adéquation avec ses souhaits. Tout cela peut avoir un côté un peu naïf et utopique mais c’est en ayant cet état d’esprit là que je pouvais, sans lassitude, passer plusieurs dizaines de coups de fil par jour et ne me pas me sentir dépitée ou frustrée ou démoralisée par plusieurs dizaines de « non, merci je ne suis pas intéressé. » En réalité mon attitude et ma perception de mon activité découlaient d’une stratégie qui me permettait de voir les choses en beau et pouvoir ainsi continuer mon boulot sans que cela me soit pénible. Cette stratégie consistait à transformer dans mon esprit le commercial en relationnel.
En outre, cela me semblait en lien avec ce que je croyais qu’on attendait de moi… Car lors de l’entretien d’embauche, on m’avait signifiée que la qualité principale d’un chargé de recherche est la capacité d’écoute. C’est pourquoi, bien que consciente de la part commerciale de la chasse, je pensais que le relationnel primait sur le commercial ou que je pouvais transformer le commercial en relationnel.
Or je me rendis rapidement compte que même si un commercial doit avoir des compétences relationnelles (« la tchatche ») l’équation relationnel- commercial est impossible.
Aussi mes superviseurs m’ont rapidement fait comprendre que l’écoute avec un candidat n’avait qu’un seul but : détecter si celui-ci possède bien les minima requis pour le poste (diplôme+expérience) et si le job l’intéresse. Dans le cas contraire il faut couper court, poliment mais promptement, à la conversation.

C’est ainsi que la représentation initiale que je me faisais de mon activité s’effondra et je dus inventer d’autres stratégies pour continuer à travailler sans morosité. C’est à peu prés à cette époque que je commençais à attendre avec impatience la fin de mes journées, les week-ends et rêver de vacances au soleil ainsi que de paysages paradisiaques pendant que je parcourais les souterrains de ma ville à l’entrée ou à la sortie d’un métro.
Au plaisir de lire vos réactions et commentaires…
















Commentaires
Ravie de vous lire à nouveau! Je comprends, et en même temps, je nuancerai (partant de ma propre expérience); je pense que cette compétence relationnnelle (qui n'est pas que de la "tchahtche ")est importante dans le commercial; c'est avec elle que j'ai pu conclure des contrats importants; ce que voulaient dire vos employeurs (enfin peut-être) ressemble plus à un "défaut de jeunesse" (pardon, mais je l'écris tel que je l'ai vécu moi aussi), et qu'un équilibre pouvait se trouver.
Maintenant, quel suspense, c'est désolant de vous laisser à la fin de ce billet en perte de motivation dans le métro :)
Je lirai la suite avec autant d'intérêt. Merci à vous.
Très cher blogger,
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sur votre blog, car si tous les gens qui en ont Ras le Bol, portaient ce bracelet
en même temps, les choses changeraient peut-être partout dans le monde.
Merci de nous lire
Bonjour Véronique,
Merci pour votre commentaire, je suis également ravie de vous retrouver.
Pour répondre à votre commentaire, je suis d'accord avec vous on ne peut pas simplement opposer le commercial au relationnel et les compétences relationnelles du commercial ne se limitent pas à la "tchatche".
Je ne suis pas experte dans la connaissance des compétences d'un commercial mais, il me semble, comme vous semblez l'entendre, qu'un bon commercial doit aussi savoir écouter, pour comprendre ce qui va motiver l'autre à acheter ce qu'on tente de lui vendre. J'ai de l'admiration pour les commerciaux car certains parviennent à déployer de vrais trésors de créativité pour convaincre leurs clients.
Néanmmoins il me semble que ces compétences relationnelles et de créativité ne sont qu'un moyen qui vise un résultat: la vente, le gain lucratif. Et à mon sens c'est cela la différence fondamentale avec un profil ou un poste relationnel : le gain d'argent n'est pas le résultat immédiat recherché. Un profil relationnel ne sera pas motivé par uniquement le gain d'argent.
En tout cas c'est ainsi que je ressens les choses: mes employeurs m'ont bien fait comprendre que le but unique de mon travail c'est de vendre des postes pour obtenir de l'argent et cela n'est pas en accord avec mes motivations profondes. Si ce que je fais n'a d'autre utilité que de rapporter de l'argent à ma boîte, ce n' est pas trés épanouissant pour moi...
rhjunior@voila.fr
Bonjour Véronique,
Merci pour votre commentaire, je suis également ravie de vous retrouver.
Pour répondre à votre commentaire, je suis d'accord avec vous on ne peut pas simplement opposer le commercial au relationnel et les compétences relationnelles du commercial ne se limitent pas à la "tchatche".
Je ne suis pas experte dans la connaissance des compétences d'un commercial mais, il me semble, comme vous semblez l'entendre, qu'un bon commercial doit aussi savoir écouter, pour comprendre ce qui va motiver l'autre à acheter ce qu'on tente de lui vendre. J'ai de l'admiration pour les commerciaux car certains parviennent à déployer de vrais trésors de créativité pour convaincre leurs clients.
Néanmmoins il me semble que ces compétences relationnelles et de créativité ne sont qu'un moyen qui vise un résultat: la vente, le gain lucratif. Et à mon sens c'est cela la différence fondamentale avec un profil ou un poste relationnel : le gain d'argent n'est pas le résultat immédiat recherché. Un profil relationnel ne sera pas motivé par uniquement le gain d'argent.
En tout cas c'est ainsi que je ressens les choses: mes employeurs m'ont bien fait comprendre que le but unique de mon travail c'est de vendre des postes pour obtenir de l'argent et cela n'est pas en accord avec mes motivations profondes. Si ce que je fais n'a d'autre utilité que de rapporter de l'argent à ma boîte, ce n' est pas trés épanouissant pour moi...
rhjunior@voila.fr
C'est vrai, je vous comprends. J'avoue que, en ce qui me concerne, je ne sais vendre que ce qui a un "sens" pour moi.
Dans le même temps, si je prends un exemple: je vends un film à une chaîne, disons, au Canada; je vends le film parce que je crois au projet, parce que, finalement, la personne qui me l'achète me fait confiance (nous nouons une relation, professionnelle s'entend); in fine (je ne développe pas toutes les étapes!); le film se fait, mon acheteur est satisfait du travail et, mon patron aussi; qui a gagné de l'argent dans cette histoire? Pas moi (si, mon salaire), mais les bénéfices rapportent de l'argent à ma boîte. Et, c'est de bonne guerre! Enfin, peut-être que moi aussi, je me suis trouvé là des motivations "parallèles" pour justifier mes actions commerciales...
Au plaisir de vous lire.
...pardon, un oubli avec mon exemple (car vous n'êtes pas censée savoir de quel métier je pars), il s'agit de celui de productrice pour la télévision; le fait d'être sur la plateforme rend implicite des choses qui ne le sont pas en fait :)
Si si, je le savais car j'ai lu votre interview sur la rubrique "ma passion mon métier" (avec grand plaisir d'ailleurs) et en plus je suis allée me balader sur votre blog...Rien de ce qui se passe sur recruteuretcandidat ne m'échappe...:-)
Votre métier est passionnant (du moins pour moi qui m'intéresse à tout ce qui est en lien avec la fiction) et je comprends que cela vous fasse plaisir de vendre des films,.. Peut être que la différence se situe aussi dans le fait que mon job c'est un peu du travail à la chaîne, il faut que ça aille trés vite (le côté répétitif de coups de fils à passer) et en plus les jobs que je vends je ne les connais vraiment...Je ne suis pas certaine que le produit que je vends convient vraiment au client (i.e aux candidats)...Vous ce n'est peut être pas la même chose, vous avez peut être plus de temps de faire du qualitatif, ne serait ce que dans la relation avec le client, et comme vous le dites vous croyez à ce que vous faites, cela a un sens pour vous, vous aimez les produits que vous vendez. D'ailleurs les films que vous vendez y avez vous participé dans la production ou réalisation?
Au plaisir de vous relire
Merci de votre intérêt.
Oui, bien sûr: j'ai participé à chaque film, en tant que productrice et parfois, comme auteur (et quelquefois, en aide à la réalisation, dans les cas de naufrage du réalisateur, ce qui peut, aussi hélàs arriver).
Mais, ce métier n'échappe pas non plus aux règles de la quantité vs qualité! Quasi aucun producteur ne peut se passer de satisfaire aux desiteras du marché!
Ceci étant dit, c'est aussi pour cela que j'ai voulu évoluer vers d'autres horizons: j'aurai pu rester dans ma profession, mais je pense qu'elle sépuise un peu en ce moment (que se soit sur le fond ou la forme; se serait trop long à développer ici), et c'est pourquoi je m'intéresse aux WebTV. Pour tenter de "renouveler" un peu le genre, ou au moins, l'angle d'approche! Et pour moi, et pour ceux qui "consomment"!
..Juste, je me rends compte d'une chose (ces commentaires vont "trop vite"); j'ai parlé de moi, mais c'est votre billet; je me posais une question: quand vous écrivez que "vous ne connaissez pas vraiment" les jobs que vous vendez. Il est certain que c'est impossible surtout si vous couvrez plusieurs secteurs d'activité; mais peut-être une motivation suplémentaire est justement de les découvrir (dans un temps hors bureau, vu les cadences!); je pense aux médecins que vous citez: bien sûr, vous n'allez pas faire 8 années de cursus médical pour mieux "vendre"!! Mais, échanger avec des personnes en place, voir le nombre de postes qui existent et où, etc cela peut être motivant et finalement, vendeur! Pardon, mais je ne connais rien à votre métier; c'est une réflexion "libre".
Je suis entièrement d'accord avec Véronique sur le fait que l'écoute est indissociable du commercial et je comprends RH Junior quand tu dis que ta motivation professionnelle venait de cet aspect du métier.
L'écoute est primordiale dans le commercial pour établir un climat de confiance avec le client (il y a à la fois une notion de respect mais aussi de professionalisme) et être certain de fournir à ce client exactement ce qu'il recherche (une opération commerciale n'est réussie que lorsque toutes les parties sont satisfaites). Je pense que ces quelques reflexions sont valables pour tous types de relations commerciales.
En ce qui concerne votre motivation, je pense que votre responsable a fait une belle erreur de management en ne comprenant pas que là se trouvait la clé de votre épanouissement professionnel, et donc vous permettre d'être une excellente employée...
@Véronique
je suis d'accord avec vous c'est bien plus intéréssant si en plus de vendre un job je peux découvrir les métiers qui y sont associés et comprendre le poste et son environnement...J'aime beaucoup l'analyse de postes et j'ai eu l'occasion de le pratiquer lors de précédants stages: s'immerger totalement dans un nouveau milieu de travail, interviewer les personnes qui travaillent, les faire verbaliser sur leur activité, faire des observations de l'activité réelle...Hélàs cela n'est guére possible dans mon job actuel car on cherche à aller au plus efficace et au moins cher donc pas d'analyse de postes...Le consultant, lui ,est censé avoir recueilli des données sur le poste en question pour ensuite les communiquer au chargé de recherche qui a pour tâche de contacter de potentiels candidats. Pour certains postes je n'ai même pas de fiche de poste et je sais juste l'intitulé du poste et sa localisation ...On me donne le minimum d'infos et on me dit justement que je ne dois me poser trop de questions ni chercher à bien comprendre les choses... Quant à faire de l'analyse de poste en dehors de mes heures de travail, je n'en ai pas vraiment envie, d'abord parce qu'aprés le boulot j'ai besoin de couper (d'ailleurs ne serait pas un peu dangereux de trop s'investir ainsi aprés le boulot?), ensuite parce que cela ne serait pas reconnu...
C'est vrai que je n'ai pas encore bien expliqué en quoi consiste mon job, pour l'instant j'ai juste donné quelques courtes visions, mais j'en parlerais prochainement et vos réflexions me donnent justement des pistes sur des sujets à aborder. Même si cette catégorie contient "mes billets" comme vous le dites, sentez vous libre de parler de ce qui vous intérésse, de poser les questions que vous voulez et n'hésitez pas à parler de vous car justement c'est cela qui est intéressant...
@ Valériane
Merci pour votre commentaire. Je n'avais pas pensé que dans l'activité de libraire il y a aussi une part de commercial car dans mon esprit c'est lié au monde littéraire. J'imagine que pour l'activité de libraire ce doit vraiment être important de comprendre, notamment quel type d'ouvrage le lecteur a envie de lire, pour ensuite bien le conseiller. Mais justement est ce vraiment de la vente à ce stade ou ne serait ce pas du conseil? Je suis bien d'accord avec vous sur ce que vous dites sur le management: un bon manager doit savoir comprendre les leviers de motivations de ses collaborateurs et jouer sur cela. En même temps je me dis qu'ils ont peut être raison car ils me disent ce qui est, la réalité, et ma motivation n'a peut être pas de lien avec ce qu'on me demande et la réalité des choses. En tout cas vous, comme Véronique vous m'avez bien fait réfléchir sur tout cela et j'en suis ravie! Maintenant j'aimerais bien pouvoir avoir une définition compléte de ce qu'est un bon commercial et de ce que ça demande pour cela....
Au plaisir de vous relire
Bonsoir,
pardon de répondre tardivement, et merci encore pour cet échange.
Pour ce qui est de la définition du (bon)commercial; j'avoue ne pas être "spécialiste"; je ne suis pas sûre finalement qu'il y ait une définition stricto sensu...
Sincèrement, j'espère que vos qualités et centres d'intêrêts dans votre domaine pourront s'épanouir pleinement auprès de personnes qui comprendront sans nul doute le bénéfice réciproque qui peut en découler!
A bientôt.
J'ai été "vendeur" vers le B to C et depuis quelques années en B to B.
Toutes les remarques sont pertinentes et justes : l'éternel débat sur le "sens" n'a pas aujourd'hui été tranché, et ne le sera pas. Tout est question de vision, de point de vue : la vente one shot ( objectif de faire du chiffre ) et la vente fidélisante ( conseil et long terme pour assurer une pérénnité ). Ce qui est certain, c'est qu'une même personne ne saura pas efficacement faire les deux, car le sens et la vision ne sont pas les mêmes.
Comme le dit Valérianne, "L'écoute est primordiale dans le commercial pour établir un climat de confiance avec le client (il y a à la fois une notion de respect mais aussi de professionalisme) et être certain de fournir à ce client exactement ce qu'il recherche (une opération commerciale n'est réussie que lorsque toutes les parties sont satisfaites)".
Pour d'autres, un commercial de talent, c'est un commercial qui créé un besoin et qui vend un produit dont le client n'a pas forcemment besoin, tout en le persuadant qu'il fait un choix incontestable ( one-shot).
Personnellement, cette vision de la vente est pour moi plus proche de l'escroquerie que du commerce.
En tout état de cause, il existe une palette de nuances entre ces deux visions, et donc pas de définition pure de ce qu'est le commercial.
Une seule chose est sure : la juste définition, du point de vue de l'entreprise, c'est justement celle qu'a l'entreprise...
Et du point de vue du collaborateur, c'est la sienne.
Tout le "jeu" ( terme impropre ) est de savoir comment accorder les deux :
C'est d'ailleurs tout le sens de votre remarque concernant le manager qui doit comprendre les leviers de motivations de ses collaborateurs.
Le but consiste à "jouer" avec ces leviers, pour obtenir une implication optimale et réduire le plus possible les écarts entre le bien être de ses collaborateur et les objectifs d'entreprise.( faire croitre l'entreprise ). En tout cas, dans ce domaine il n'y a aucune vérité ni certitude, mais juste un constat : une entreprise doit faire du chiffre, et un collaborateur, même bien payé, ne sera efficace et fidèle que si il sera reconnu ( par un salaire ? par le fait de l'intégrer dans un projet ? par le fait de lui donner un plan de carrière ? par la formation continue ? Par une organisation qui lui laisse du temps libre ?..) : c'est une équation complexe dans laquelle intervient en plus le client et l'environnement concurrentiel et avec des solutions qui ne sont jamais définitives et qui doivent toujours être remises en cause.
La seule personne qui est avec nous toute notre vie, c'est nous même : autant être d'accord avec nous même et agir selon notre motivation. Quand on commence à être morose, c'est que souvent on fait des choses qui ne nous conviennent pas ( qui ne nourrissent pas notre motivation..)
J'espère que la suite de vos aventures sera positive , et je n'en doute pas !
Et n'oubliez pas ( pour essayer de trouver un axe positif ! ) que faire du commerce, c'est d'abord et avant tout un échange qui doit permettre de répondre à des besoins réciproques. Donner et recevoir....
Souvenirs souvenirs...
Etre charge de recherche demande enormement de perseverance et d'endurance.
Mais avoir les elements cles aupres du commercial est indispensable pour reussir la recherche et vous etes en droit de les reclamer aupres d'eux. Poser 2 ou 3 questions sur ce qui distingue le client ou les difficultes rencontrees pour combler le poste. Pour cela, il faut aller sur leur terrain : ils n'ont de prime que si le poste est comblé. Comment réagiraient-ils s'ils avaient au bout du fil une chargée de recherche pour eux, qui n'a aucune idée du poste et de ses avantages ?
La taille de l'entreprise, le secteur d'activité porteur, le système de rémunération, la technologie utilisée... Google peut aussi être notre ami pour savoir ce qui distingue le client.
Cela permettra de faire un exercice supplementaire : les transformer en arguments d'accroche au téléphone.
Bien sûr, ce n'est pas facile de transformer 'L'ambiance de travail est pourrie et l'image employeur n'est pas bonne sur le marché" ... mais ça stimule l'esprit de renverser la vapeur et retire une partie de la répétitivité. Parce que certaines personnes peuvent réussir à intégrer cette culture d'entreprise... particulière ; par exemple les personnes ambitieuses qui cherchent un tremplin pour 2-3 ans.
Ce qui me faisait tenir le coup, c'était d'essayer de vraiment et sincèrement la jouer "Gagnant-gagnant" entre les candidats et le cabinet.
Et j'ai persévéré notamment grâce au "ça peut intéresser quelqu'un dans votre entourage ; puis-je vous transmettre les informations?" et que la magie du réseau fait qu'un jour, ça rebondit.
Bon courage.
@ Véronique: merci encore pour vos encouragements et je vous souhaite aussi de réussir dans votre projet de web TV;
@ Maximilien: waouh... ! merci pour votre commentaire qui répond de maniére trés riche à la question "qu'est ce qu'un bon commercial?" et reprend toutes les problématiques relevées au fur et à mesure des commentaires, en en donnant une réponse synthétique. Je trouve que cela fait une bonne conclusion elliptique pour ce billet. Quant à la suite de mes aventures, je dois m'y remettre bientôt, mais rassurez vous si elles étaient totalement négatives je ne les raconterais pas, car ça deviendrait vite monotone...
@MoreRh:
Merci pour vos conseils sur l'activité de Chargé de Recherche. Je suis d'accord avec vous: une collaboration avec les consultants est nécessaire pour avoir un max d'infos sur les postes et être efficace, mais pour certains jobs, sans qu'ils soient vraiment mauvais, rien ne les distingue du job que le candidat a déjà, et le truc c'est de parvenir à trouver des candidats qui ont un job moins bon que celui que je leur propose. J''ai trouvé effectivement quelques stratégies pour rendre le job plus intéréssant, j'en parlerais prochainement.
Je viens d'aller sur votre blog et je vais vous laisser un commentaire concernant votre dernier billet...
A bientôt!
@tous: vraiment merci pour vos commentaires pertinents qui donnent tout son intérêt à cette rubrique!
Je ne suis pas tout à fait dans ta situation, puisque moins junior, et parce que je suis Chargé de Recrutement, ce qui moins répétitif que Chargé de Recherche : j'ai la chance d'avoir les clients en ligne, d'affiner la définition de poste avec eux (de négocier les critères non impératifs du profil souhaité), et de mener les entretiens complets pour "vendre" le candidat moi-même.
Maintenant, au bout de sept ans sur cette fonction, le "ras le bol" finit par s'installer quand même.
En général les gens ne restent pas très longtemps Chargé de Recherche car c'est effectivement très réducteur et frustrant, mais c'est une très bonne école et être passé par là t'ouvrira pas mal de portes auprès des SSII ou agences de Travail Temporaire qui sont à fond sur le développement de leur activité Recrutement (loi Borloo + pénuerie de candidat qui s'accentue).
L'avenir t'appartient à toi de saisir les opportunités sans attendre qu'un "chasseur" vienne te chercher.
Je ne travaille pas dans les RH, mais comme tout travailleur, il m'arrive d'y avoir affaire. Mais comme je suis (par choix) un précaire (dans l'informatique), mes contacts avec les RH sont quasi permanents.
Mon intérêt bien compris est donc tisser des réseaux auprès de ces RH pour qu'ils pensent à m'appeler quand ils ont une mission dans mes cordes, afin d'une part de minimiser les inévitables périodes d'inactivité et d'autre part de me vendre mieux (je suis au pourcentage et perçois jusqu'à 90 % de la facture au client) en valorisant et vendant ma différence.
Moralité, si je tombe sur un chargé de recherche qui vise à faire du chiffre et cherche des personnes calibrées sur étagère, je passe mon chemin.
Par contre, quand on peut prendre le temps de la discussion et de l'échange, alors il y a une chance pour que l'affaire se fasse, car je fournis de la visibilité sur les spécificités du poste (et de mon métier) et en échange je reçois en retour des informations du chargé de recherche sur le poste, car il a des billes pour remonter au créneau vers le consultant.
Je pousse ainsi la facturation vers le haut par mes exigences. Et par conséquent, je pousse également sa rémunération, tout en augmentant sa prise de risque (en fait il cherche à maiximiser ses gains en vendant un bon profil pas trop cher, mais ce n'est pas mon intérêt bien compris, je préfère ne travailler que 6 mois par an à un tarif presque double : du temps libre et de l'argent).
Moralité, on ne conclut pas toujours au premier coup, mais je laisse une trace dans la mémoire des acteurs, et surtout je les convainc qu'on peut monter en gamme et vendre plus cher un produit (moi) qu'on rend attractif en jaugeant intelligemment les plus values inédites qu'il va apporter au client, et qui n'étaient en général pas prévues par ce dernier, donc non valorisées dans sa proposition d'origine qu'on enrichit.
C'est à dire qu'on observe une dynamique de création de valeur inédite. Le temps passé est donc un investissement commercial (en passant, cette catégorie de dépenses constitue la différence principale entre la présentation des audits de rentabilité aux normes américaines USGAAP et les normes en vigueur en France, qui comme par hasard, ne s'en préoccuppent pas).
Le matériau humain qui constitue le produit véhiculé par l'activité RH n'est pas un produit comme les autres.
Il est particulièrement complexe et présente la propriété inédite d'être réactif avec son environnement.
Autrement dit, on peut "vendre" un individu de plusieurs manières et plus ou moins bien.
J'en veux pour preuve qu'il m'arrive de faire des bonds de revenu assez insolents et répétés, et que parfois je peux en faire profiter quelques collègues, en les aidant à se repositionner.
En conclusion, tout cela pour dire que la recherche d'un enrichissement de votre fonction de chargée de recherche ne fait que refléter vos indéniables capacités à occuper un poste à plus forte valeur ajoutée reconnue.
Pour ma part, ne disposant pas de diplômes, j'ai commencé par des postes subalternes, où j'ai sidéré par ma remise en cause des principes de fonctionnement couramment admis. Mes résultats ont étaient parfois tellement hors normes également que j'ai conquis en quelques mois une totale autonomie.
Et à chaque promotion, j'ai eu les coudées encore plus franches, mon CV s'alourdissant rapidement.
Je concluerai en disant que votre insatisfaction est votre meilleur atout et qu'il signe indubitablement le niveau que vous êtes prête sous très peu à ambitionner.
Espérant que mon expérience personnelle vous aura éclairé, je ne peux que vous souhaiter beaucoup de réussite. Comme je dispose désormais de près de 30 ans de recul, je peux prédire sans grand risque que vous irez loin.
La balle est dans votre camp...
Philippe
@cxu et Philippe:
Désolé de n'avoir pu vous répondre avant, en ce moment le temps pour les activités virtuelles me manque tant, que je n'ai toujours pas pu rédiger le troisiéme billet annoncé... C'est pour la même raison que je ne pourrais pas rebondir aussi longuement que je le souhaiterais sur vos commentaires...
Je vous remercie pour vos conseils et encouragements et justement ils tombent à point car actuellement je suis en pleine phase de reconstruction de projet professionnel...Philippe vos prédictions sur mon avenir sont trés enthousiasmantes et je vais y croire car j'aime croire aux prédictions...qui me sont favorables!
cxu j'ai visité ton site il y a quelque temps et je l'ai trouvé fort amusant, en plus ça me donne quelques idées pour améliorer les stratégemes de protection de mon 'identité... exercice ô combien délicat comme tu le soulignes bien!
A trés bientôt à tous
RH J.
juste encore une remarque pour cxu:
J'ai vu sur ton site que tu t'intéresse à la RSE( responsabilité sociale des entreprises), ça m'intérésse beaucoup aussi, j'avais fait une étude l'an dernier sur la "RHRSE" (une pratique RH socialement responsable) et ça me plairait bien de travailler dans ce domaine. Il me semble néanmoins que pour l'instant la RSE en reste au stade d'utopie et que peu de postes sont proposés dans cette optique...