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mardi 25 mars 2008

Ma passion, Mon métier… Par Véronique

Chers lecteurs,

Un nouveau témoignage dans le cadre de la rubrique « Ma passion, Mon métier… » sur RecruteuretCandidats, il s’agit de Véronique de « …Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui… ». Productrice de documentaires au sein de différentes sociétés de production audiovisuelle, Véronique est une passionnée de l’audiovisuel et notamment de la production de documentaires… Désireuse d’évoluer dans son métier et d’établir sa vie dans le Finistère, elle fonde son nouveau projet professionnel en direction des Web TV. Je vous laisse découvrir le témoignage de notre invitée qui de sa passion en a fait son métier.

A quel moment avez-vous décidé de faire de votre passion votre métier ?

J’ai toujours aimé l’écrit, l’image, la musique, mais je suis venue par hasard à ce métier, en travaillant pendant un été dans une société de production, au standard, puis en me formant, petit à petit : techniques, plateaux de télévision, reportages, etc. Plus j’apprenais, plus j’avais envie d’apprendre ! Jusqu’à entrer dans un univers d’une très grande richesse, de contenus, de formes d’expression, de rencontres, d’échanges incessants. Progressivement, je me suis spécialisée dans le documentaire, qui permet l’éclectisme et d’être le plus souvent - mais pas toujours - en prise avec la réalité. Qui permet aussi de se « bagarrer » pour des idées et de faire en sorte qu’elles aboutissent.

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Votre métier évolue avec les nouvelles technologies, comment faites-vous pour concilier cette évolution et vivre votre passion ?

Il y a d’une part des technologies nouvelles (comme la HD) que l’on découvre et qui permettent d’adapter d’autres formes de création, mais il y a surtout l’apparition des technologies du Web et le développement des Web TV. On peut sans doute faire la comparaison, à l’heure actuelle, avec ce qu’il en a été des radios libres. Les choses sont en train de se structurer, de se mettre en place, et, notamment, le nerf de la guerre, la question des financements. Cela va prendre un peu de temps.
Beaucoup de personnes de ma profession sont encore très prudentes à ce sujet. En France, des questions se posent, comme par exemple la gestion des droits d’auteurs, nécessaires à acquérir pour les diffusions (cf les débuts de la V.O.D, où j’ai assisté à quelques réunions houleuses !).
Ce qui me passionne ici, c’est que je pense qu’il y a en terme de contenus et pour la création (modestement) une nouvelle opportunité ; entendons-nous : il existera toujours sur les chaînes généralistes, voir privées, des documentaires qui bénéficieront de financements conséquents, dans des formats qui correspondent à ces moyens de diffusion.
Avec ces technologies, on peut explorer d’autres formats (courts, mais pas uniquement), relier des documents, des informations, des « extensions » qui deviennent elles-mêmes d’autres objets ; être participatif, être dans la proximité ; faire collaborer d’une autre façon, presse, radio, télévision. Il va falloir dans ces domaines trouver des personnes qui puissent faire des ponts, des liens. Il faut à la fois être imaginatif et pragmatique. Bref, je ne vais pas tout développer ici, mais je tiens absolument à explorer ceci et à y participer.

Votre formation initiale littéraire et d’archéologie est très éloigné du monde de l’audiovisuel, cela a-t-il était un avantage ou un handicap pour vous développer sur le plan professionnel ?

Un avantage, indéniable ! Ce sont des formations qui m’ont structuré, qui m’ont ouvert des univers dans lesquels je suis toujours et qui nourrissent également mon métier. Cela m’a permis également d’avoir une certaine aisance pour collaborer avec des auteurs très différents (écrivains, scientifiques, politiques, etc). Cela me sert tous les jours pour écrire - pas uniquement sur les blogs ! - et pour concevoir des projets et les rédiger quand cela est nécessaire.

Le monde de l’audiovisuel et notamment celui de la production semble à de nombreuses personnes un environnement confidentiel et très sélectif, quels conseils pourriez-vous donner aux personnes désireuses de travailler dans cet univers ?

Il existe maintenant des formations tout à fait adaptées et d’excellentes écoles et universités, mais il est vrai que ce n’est pas toujours facile. Les stages ici sont toujours beaucoup pratiqués et débouchent encore parfois sur des embauches (à condition de veiller au préalable aux conditions du stage) ; rencontrer des personnes est aussi un excellent moyen d’obtenir d’autres contacts, des conseils, des pistes ; les gens sont encore accessibles (bien que très souvent « débordés », c’est un métier où tout le monde est débordé !). Par exemple pour quelqu’un qui souhaite devenir assistant réalisateur, le fait de collaborer avec un premier réalisateur, si ça se passe bien, peut entraîner une autre collaboration…Rappelons quand même qu’il s’agit d’un milieu où les postes sont précaires (les intermittents du spectacle, vous connaissez ?).

Quels ont été les sacrifices que vous avez fait pour assouvir votre passion et en faire votre métier ?

Quels sacrifices ? J’ai toujours travaillé sans compter, bougé quand il le fallait, tout recommencé à zéro quand c’était nécessaire, exploré des domaines que je ne connaissais pas, et tout cela me passionne. Bien sûr, il y a ma famille, et en particulier mon fils qui n’a pas toujours beaucoup vu sa maman. Mais j’ai aussi souvent essayé de le faire participer : suivre la progression d’un film, débattre du sujet en cours, aller aux projections, rencontrer les gens qui travaillent sur les films ; et je crois que ça lui a plu.

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A votre avis qu’est-ce qui vous a fait réussir dans votre projet de passion-métier ?

Bonne question. Je ne me la suis jamais posée. Je dirai, ma passion pour toutes les formes d’intelligence et de création ; un esprit d’investigation, de l’imagination, un sens du prospectif, une grosse capacité de travail, de l’écoute et de l’empathie, de l’organisation, une grande réactivité, et des qualités de « médiatrice ».

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire de leur passion un métier ?

Je crains de n’être pas bonne conseillère, car je répondrai : allez-y, foncez, mettez tout en oeuvre pour les réaliser ! Alors qu’il faut sans doute être plus prudent, s’entourer, se faire conseiller et prendre la mesure. La passion, les passions, sont des choses - finalement pas si rares - qui font aussi le sel de la vie, alors…

Si vous aussi comme Véronique avez fait de votre passion votre métier, n’hésitez pas à prendre contact avec RecruteuretCandidats pour participer à la rubrique « Ma passion, Mon métier...».

Au plaisir de vous lire très bientôt

jeudi 20 mars 2008

Mon conseil à Franck, bâtir un CV par compétences efficace

Cher Franck,

Suite à votre demande mon analyse portera sur trois points, les points forts de votre CV, les améliorations possibles à apporter à votre CV et pour conclure quelques conseils pour bâtir un CV par compétences efficaces.

Les points forts de votre CV :

- Un titre qui ressort clairement et un résumé de votre carrière précis.

- Une forme qui invite à la lecture rapide et qui permet de faire ressortir les points saillants de votre parcours.

- Vos différentes expériences professionnelles apparaissent distinctement au recruteur, elles sont bien dimensionnées et permettent de cerner avec une certaine précision votre profil et vos spécificités.

- Chacune de vos expériences de par leur taille à chaque fois plus conséquente donne une impression d’évolution dans votre carrière.

- La forme avec les encadrés grisés donne un éclairage rapide sur les différentes fonctions occupées et les entreprises que vous avez connues.

Les améliorations possibles à votre CV :

- Il vous faut encore plus résumer vos expériences, abandonnez le rédactionnel dans votre CV les phrases ne sont pas utiles ainsi que les parenthèses. Utilisez des verbes à l’infinitif, si vous souhaitez mettre des chiffres en avant alors ne les mettez pas entre parenthèse et utilisez le gras pour les faire ressortir.

- Votre formation initiale ne ressort pas du tout de votre CV, elle est un peu « noyé » par vos nombreuses formations en entreprise. Pour remédier à cela, je vous propose de faire deux parties l’une FORMATION CONTINUE et l’autre FORMATION INITIALE.

- Il est par ailleurs dommage de ne pas mettre plus en avant votre bilinguisme en Allemand et la maîtrise courante de l’anglais.

Comme vous pouvez le constater vous avez déjà un bon CV à votre disposition pour entamer avec réussite une recherche d’emploi efficace. Il ne s’agit que d’appliquer quelques améliorations et de faire quelques modifications pour gagner encore plus en impact.

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Quelques conseils pour bâtir un CV par compétences :

Pour répondre à votre interrogation sur le CV par compétences, celui-ci demande un véritable travail de réflexion et se doit d’être véritablement différenciateur… En effet, trop de CV par compétences se ressemblent et n’apportent aucune plus value. A votre avantage vous avez un parcours professionnel riche en réalisations et en responsabilité, ce qui peut réellement être un atout pour bâtir un CV par compétences efficaces. Avant de vous lancer dans sa réalisation, il s’agit pour vous de faire le point sur votre parcours et notamment d’entamer un bilan de compétences. Cette étape est essentielle pour faire le point sur vos compétences et mieux apprécier ce qui fait vos forces. C’est seulement après ce travail de bilan que vous pourrez réaliser un CV par compétences à la hauteur de votre parcours et digne d’intérêt pour les recruteurs. Un tel bilan vous permet de « décortiquer » chacune de vos réalisations pour en faire ressortir les compétences mises en action. Le triptyque OBJECTIF / MOYEN / RESULTAT peut d’ailleurs très bien être utilisé pour explorer et mettre en lumière vos compétences. Une fois cette étape réalisée, il vous faudra classer vos compétences pour en faire ressortir des groupes afin de les présenter sur votre CV. Il s’agit de sortir des blocs de compétences un peu lambda et que l’on rencontre malheureusement trop souvent comme : Management / Gestion / Organisation… Il vous faudra affiner l’analyse, à l’exemple et dans votre cas il peut ressortir des éléments tel que la Gestion de Process Industriel ou encore l’Amélioration Continue.

En espérant avoir pu vous aider dans vos démarches, merci pour votre fidélité en tant que lecteur de RecruteuretCandidats ainsi que de vos encouragements.

Au plaisir de vous lire rapidement.

lundi 17 mars 2008

Mon conseil à Elodie : Donner une nouvelle dimension à sa carrière, en mettant en avant sa double compétence

Bonjour Elodie,

Travaillant comme médiateur pénal depuis plusieurs années, vous avez souhaité vous réorienter dans le domaine des Ressources Humaines, en suivant un DESA en Administration et Gestion du Personnel auprès du CNAM par le biais de cours du soir. Ce diplôme vous a apporté des connaissances sur des techniques en matière de Gestion des Ressources Humaines, et complète ainsi votre formation initiale en droit privé. Votre projet professionnel consiste à ce jour à occuper un poste de juriste social en intégrant une Direction des Ressources Humaines d'une entreprise ou bien en tant qu'assistante RH, mais vos recherches s'avèrent infructueuses.

Par rapport aux connaissances et compétences requises pour ces 2 postes, vous pouvez mettre en avant votre double compétence : des savoir-faire techniques et juridiques.

La maîtrise des textes de loi et en particulier du code du travail fait partie des fondamentaux de l'administration RH, d'autant que le droit social se complexifie. L'administration des RH regroupe des métiers variés, que l'on retrouve principalement dans des entreprises, dont l'activité principale est la gestion individuelle et collective des salariés. La fonction a évolué et nécessite d'assurer un rôle de conseil auprès des opérationnels concernant le traitement et suivi des dossiers sociaux. Apprendre à "vendre" ses idées, à être innovant en matière de recherche de solutions et d'actions adaptées, mais aussi considérer les opérationnels comme des clients internes, et comprendre les besoins RH de l'entreprise sont des éléments importants de réussite dans ce métier.

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D'autre part, vous avez la possibilité de vous orienter vers le métier de juriste social. La mission principale d'un juriste social est d'assister et conseiller une Direction des Ressources Humaines si elle existe, ainsi que les autres départements d'une entreprise en matière de législation du travail (contentieux, plans sociaux, contrats de travail...), et également répondre aux questions des salariés. Ce métier requiert des compétences spécifiques et pointues : maîtrise du droit du travail, et de la convention collective de l'entreprise / qualités rédactionnelles, d'analyse et de synthèse (pour formuler des réponses précises et claires) / créativité (afin de mettre en place des solutions pour avancer dans la réflexion d'un dossier et répondre aux attentes des opérationnels) / diplomatie et fermeté pour faire respecter le droit du travail / capacités relationnelles.

Concernant votre CV, qui exprime votre parcours, et votre souhait professionnel, je pense qu'il pourrait être plus "vendeur" et donner envie de vous rencontrer. Seulement, vous devez mettre davantage en avant votre double compétence juridique et RH, en les formulant dans une rubrique appropriée.

COMPETENCES :

Juridique :
- maîtrise du droit social, droit de la sécurité sociale, droit privé
- étude et analyse de documents juridiques
- proposition d'actions adaptées
- conduite d'une procédure et d'entretiens individuels
- rédaction de compte-rendus
- gestion des conflits

Ressources Humaines :
- étude et analyse des besoins en formation

Mettez en avant par des phrases courtes, des actions que vous avez gérer lors de vos expériences. Je vous conseille d'enlever dans votre parcours professionnel, la formulation littéraire que vous utilisez pour chacune de vos expériences, votre CV n'est pas un roman, ni une lettre… Soyez synthétique !

Le titre de votre CV pourrait être :

Objectif : vous apporter ma double compétence en juridique et RH ou Juriste Social

Votre CV doit faire une page maximum. Je vous invite à mettre une photo d'identité sur celui ci, ce qui permet au recruteur de visionner plus rapidement quelqu'un qu'il a déjà rencontré en entretien.

Aussi, il est possible de cibler en dehors des entreprises, des cabinets d'avocats, qui peuvent avoir des juristes social intervenant en tant que support auprès d'entreprises.

Vous avez une chance d'avoir cette double compétence avec des connaissances en droit social, ce qui est très demandé dans les postes en Ressources Humaines, alors ne vous découragez pas. Mettez donc plus en valeur votre savoir faire, et aller à la rencontre de professionnels sur des salons, ou en les contactant directement pour avoir un entretien conseil (à ne pas confondre avec un entretien d'embauche, dont l'enjeu n'est pas le même). Elargissez votre champ de recherche!

Bon courage dans votre réorientation professionnelle.

vendredi 14 mars 2008

Mon conseil à Catherine, agir avec transparence et sincérité

Chère Catherine,

En analysant votre lettre de motivation j’ai été très étonné que vous n’écriviez que sur vous. En effet, à aucun moment vous ne parlez de l’offre à laquelle vous répondez, ni de l’entreprise qui propose cette opportunité professionnelle. Je vous rappelle qu’une lettre de motivation est la réponse à une offre d’emploi, et, que dans ce cas elle se construit de cette façon : vous recherchez, vous êtes (l’entreprise), je suis (vos compétences et spécificités) et je peux vous apporter cela (adéquation de votre profil avec l’offre d’emploi), rencontrons-nous. Utilisez cette dynamique pour répondre aux offres d’emploi dans un maximum de 15 à 20 lignes et vos lettres auront un réel impact sur le recruteur. Par ailleurs, je vous invite à prendre connaissance de ce billet « Pour bien présenter votre candidature par écrit » qui vous permettra de mieux construire vos lettres de motivations.

Par ailleurs, vous vous interrogez sur votre situation :

«… Je travaille et j'habite aujourd'hui en région parisienne (78), et je recherche un emploi dans la région Nord-Pas de Calais dans le but premier de rejoindre mon ami, sachant que je suis originaire du Pas de Calais.

1-J'aimerais savoir comment dans ma lettre de motivation, aborder ce sujet et notamment pour une lettre de candidature spontanée, sans que cela puisse nuire à ma candidature, sachant que cela fait 8 ans que je fais le même travail et que j'aimerais évoluer par la même occasion.

2-J'ai noté dans mon CV que j'étais divorcée, or mon retour dans le Nord est synonyme de vie à 2, donc faut-il que je note dans mon CV que je suis divorcée ?

3-Lors d'un entretien comment exposer ces choses plutôt personnelles ? »

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Pour répondre à votre première question, il me semble qu’il faut aborder ces choses avec simplicité et transparence. Vous désirez vous installer dans la région nord pour rejoindre votre ami et renouer avec vos racines régionales ainsi qu’en profiter pour donner une nouvelle impulsion à votre carrière professionnelle. Indiquez sur votre CV votre mobilité, de façon bien visible et précisez dans vos courriers en une ou deux lignes votre motivation pour rejoindre la région nord en reprenant ces trois axes.

Votre situation maritale vous appartient, elle n’a pas à faire l’objet d’une quelconque étude du recruteur… il vous appartient de choisir quelle position adopter, pour ma part ce qui m’intéresse chez les candidats ce sont leurs compétences et motivations, leur situation familiale n’a pas d’intérêt pour moi… Néanmoins, il vous faut être habile avec votre situation, il ne faut pas que le recruteur ai la sensation que le simple intérêt de votre candidature réside dans l’envie de rejoindre votre ami dans la région nord et que votre choix d’entreprise n’est que secondaire.

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Pour répondre à votre question sur l’entretien, je pense qu’il vous faut (et cela me semble valable pour l’ensemble des candidats) respecter une règle d’or : être soi-même et agir avec transparence… Expliquez au recruteur vos motivations pour l’entreprise ainsi que pour le poste, soyez franche avec lui, c’est votre envie de rejoindre votre ami sur la région nord qui a largement participé à votre remise en question professionnelle. Néanmoins, c’est l’entreprise et l’offre proposée qui vous ont convaincu de candidater. Si votre projet professionnel est bien construit et que vous vous positionnez sur des offres en cohérence avec vos expériences, je ne vois pas en quoi le recruteur pourrait douter de vos motivations.

En espérant avoir pu vous aider dans vos démarches.

Merci pour vos commentaires et réactions.

mercredi 12 mars 2008

Mon conseil à David, synthétiser et hiérarchiser ses expériences professionnelles

Cher David,

Vous vous interrogez sur votre parcours et votre avenir professionnel :

« Il est vrai que mon profil est moins demandé dans les alpes maritimes qu'en Ile de France, mais il semble aussi que mon parcours fasse peur. Comment y remédier? »

La première action à entreprendre est d’alléger votre CV, celui-ci est trop dense et ne permet pas au recruteur d’identifier avec précision vos spécificités ainsi que la cohérence de votre parcours. Car comme tout CV le votre suit une dynamique, qui semble d’ailleurs être guidé par votre goût pour les challenges et la découverte. Afin de respecter cette ligne directrice dans votre parcours, je vous propose de faire le tri dans les informations que vous donnez à lire au recruteur. Il vous faut donc synthétiser au maximum vos expériences pour les rendre plus lisibles. Une fois cette étape réalisée vous aurez certainement moins cette sensation d’un parcours qui fait peur ! Du reste, cette sensation sur votre parcours ne semble pas fondée, ne dévalorisez pas vos expériences, ni vos réalisations… Apprenez juste à expliquer vos choix et à donner du sens à votre parcours afin de dérouler au recruteur la dynamique professionnelle que vous avez mis en œuvre pour arriver aux compétences que vous détenez à ce jour.

Sur la forme de votre CV, il faut absolument supprimer la barre verticale grise où apparait le terme « curriculum vitae ». Cela n’apporte absolument rien à votre CV et ne fait qu’alourdir sa présentation et quelle perte de place ! Pour vous aider à synthétiser vos expériences et à les rendre plus « digeste » à la lecture : évitez de faire des phrases, vous pouvez réellement résumer vos expériences en utilisant par exemple des verbes à l’infinitif. Pour donner du sens à votre parcours et marquer une dynamique de progression sur votre CV, il vous faut redimensionner la taille de vos expériences… Il serait par exemple astucieux de consacrer plus de place à l’expérience que vous souhaitez mettre en avant suivant vos candidatures. En parcourant votre CV, une sensation prédomine celle que chacune de vos expériences à la même importance, car presque chacune font la même taille ! Je m’interroge sur l’utilité d’accorder autant de place à votre expérience chez TELEPERFORMANCE (2 paragraphes), qui doit de plus être un job d’étudiant, ainsi que votre expérience chez AUDEL, une mission de sept mois il y a plus de huit ans (3 paragraphes)… Il faut donc que votre CV subisse une « cure d’amaigrissement », notamment en hiérarchisant vos expériences, pour leurs donner leur juste place et rendre votre profil plus lisible auprès des recruteurs. Pour conclure sur cette partie de conseils sur votre CV, je pense qu’il est primordial pour donner plus de cohérence à votre parcours d’indiquer sur votre dernière expérience que vous étiez associé à cette entreprise.

« Comment faire savoir aux recruteurs que j'aime les challenges et que je recherche en priorité un emploi intéressant ? J'ai envie d'un boulot qui me stimule à me lever tous les matins, qui me fasse "pétiller" les yeux. Découvrir / apprendre / innover / dépasser mes propres lacunes, voilà ce que j'aime et sais faire. »

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Pour répondre à cette question, votre meilleur avocat semble être votre parcours professionnel que vous considérez peut-être à tort comme trop atypique… C’est votre envie de challenge et votre soif de découvrir qui vous ont amenées d’un DEA de droit comparé à un poste de Directeur commercial dans l’environnement des éditeurs de logiciel pour passer par la communication en BtoB pour enfin devenir créateur d’entreprise et tout ça à 34 ans ! Il est possible que ce profil « hors normes » puisse vous desservir, notamment sur des offres d’emploi sans profondeurs, pour des postes quelque peu « basiques » ! A profil « hors normes », offres d’emploi « hors normes »… En effet seul un véritable projet d’entreprise et un poste à la hauteur de vos compétences pourront satisfaire votre soif de challenge. A vous de définir votre projet professionnel pour vous ouvrir à des opportunités qui vous ressemblent, ne cherchez pas et ne vous positionnez pas sur des offres trop standard, cela ne vous correspond pas…

En espérant avoir pu vous aider dans vos démarches.

Au plaisir de vous lire.

vendredi 7 mars 2008

Mon conseil à Loeki : valorisez votre profil autodidacte est un atout différenciateur

Bonjour Loeki,

Vous êtes né en France, et avez un diplôme de BEP hôtellerie, comprenant une spécialité cuisine à Tahiti, en Polynésie Française, pour par la suite travailler 4 ans dans l'informatique. Vous n'avez aucun diplôme en rapport avec votre expérience en informatique, ce qui montre qu'il existe beaucoup plus de facilité à trouver un emploi qui n'a pas de rapport avec les études réalisées ailleurs qu'en métropole. L'informatique exige des compétences particulières et pointues, surtout avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication qui se sont développées.

Vous souhaitez à ce jour revenir en métropole et trouver un travail. Votre parcours, à travers vos expériences et compétences que vous avez acquises sont à mettre en avant dans votre CV.
Il doit être bien structuré et donner envie au recruteur de vous rencontrer en entretien. Vous n'avez pas de diplôme en informatique, certes, mais vous pouvez « vendre » votre expérience, et votre capacité à apprendre rapidement, à vous adapter, et à être curieux pour les nouvelles technologies.
Je vous conseille de faire votre CV sur une page et de le réaliser par grand domaine de compétences. J'ai identifié dans votre CV deux grands pôles, l’un COMMERCIAL (écoute des besoins du client, conseil et orientation du client, gestion d'un SAV, gestion des stocks et des commandes...), et l’autre MAINTENANCE INFORMATIQUE (gestion d'un parc informatique : indiquez le nombre d'ordinateurs, matériels... / étude, diagnostic du problème rencontré et mise en oeuvre d'une solution adaptée, réparation de matériels, utilisation de logiciels (indiquez les noms des logiciels spécifiques que vous maitrisez). Indiquez donc dans ces domaines de compétences des activités, tâches que vous avez faites, en l’exprimant, par exemple, par des verbes d'action (gestion, organisation, ....).

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En dessous de cette rubrique compétence, mettez en avant une autre rubrique, celle de vos expériences professionnelles en maintenance informatique et commercial : indiquez la durée de votre expérience, le nom de l'entreprise ou de l'organisme dans lequel vous avez travaillé, et aussi, son secteur d'activité, et l'effectif si vous l'avez.

La troisième partie concerne la formation. Et ensuite une dernière partie, « informations complémentaires. » Je vous invite à mettre vos coordonnées (adresse, téléphone, email..) non pas en fin de page mais en tout début de page.

Vous avez mis un titre sur votre CV, ce qui est très bien et permet au recruteur de voir quel poste vous souhaitez occuper. Vous pouvez aussi indiquez en dessous, vos atouts tels que « autodidacte en informatique ».

Au niveau de la forme de votre CV, je vous conseille de le mettre plus en avant, en changeant la police (choisissez un police plus grande pour les rubriques : domaine de compétences, expériences professionnelles...), mais aussi dans le titre de l'intitulé de poste.

Sans doute, êtes vous au tout début de vos recherches pour travailler en métropole : cibler bien les entreprises, identifier ce que vous pouvez leur apporter par votre savoir faire. Ce qui peut « faire peur » aux entreprises, est que vous n'avez pas de diplôme en informatique. En effet les recruteurs sont très attachés au diplôme. Si vous voyez que vos candidatures n'aboutissent pas, vous pouvez faire une formation par le biais de l'ANPE, ou autre organisme, ou alors réaliser un contrat de professionnalisation de courte durée ou bien encore une VAE (Validation des Acquis en Entreprise).

Je vous souhaite bonne chance dans votre recherche d'emploi.

mercredi 5 mars 2008

Les aventures de RH Junior

Chers lecteurs,

fantomette1.gifDepuis quelques temps, j’échange avec une RH Junior par mail et via RecruteuretCandidats… A 27 ans, RH Junior est diplômée d’un Master 2 en Management des Ressources Humaines et a depuis peu décroché un poste de Chargée de Recherche dans la santé pour une grande enseigne du recrutement. Suite à l’obtention de ce premier job, RecruteuretCandidats souhaite vous faire participer à cette nouvelle aventure et vous faire découvrir le monde du recrutement à travers le regard d’une RH Junior. Une nouvelle catégorie fait donc son apparition sur RecruteuretCandidat : « Les aventures de RH Junior», que j’espère vous aurez plaisir à lire régulièrement.

Bienvenue aux aventures de notre RH Junior et à son premier billet !

1. Reflets de chasseurs

Chers lecteurs,

Avant d’entrer dans le vif du sujet je tiens d’abord à remercier Laurent pour m’avoir donné la chance de m’exprimer dans cette rubrique.
Il y a encore peu de temps j’étais moi-même candidate à l’emploi et, lors de cette phase remplie de ses craintes propres, Laurent a eu la gentillesse de me faire bénéficier de ses conseils pour décrocher mon premier job dans mon cœur de métier : les ressources humaines.
Comme Laurent vient de le dire, dans ce vaste domaine j’ai une spécialité : le recrutement par approche directe, dite « chasse de tête ».
Pour beaucoup d’entre nous des images diverses nous assaillent lorsque l’on entend parler de « chasseur de têtes ». Aussi, pour éviter toute équivoque, je confirme qu’un chasseur de têtes n’est ni un bushman contemporain, ni un « Bounty Killer » tout droit sorti d’un western, ni un guerrier mongol chevauchant dans les steppes en faisant tournoyer un sabre au dessus de sa tête ; quoi qu’il y ait un peu de tout cela dans cette pratique mystérieuse... Serial recruteur mais point serial killer, d’aucuns pourraient le qualifier de « mercenaire » et je ne les contredirais pas, trouvant l’image à mon goût.
Consciente de toute cette symbolique autour de cette pratique et désirant m’en montrer digne, je commençais mon premier jour de « chasseuse » avec le trac du nouvel embauché et, bien évidemment, les appréhensions du début dans un endroit où l’on est « le nouveau ».

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2. Nouveau décor

Arrivée dans mon nouveau bureau je fus étonnée de ne pas découvrir un autel voué à la déesse Diane Chasseresse, trônant au milieu de gros contrats de recrutements aboutis, en guise de trophées de chasse. Je ne remarquais pas non plus d’insignes de sociétés secrètes de chasseurs…A la place de cela m’attendaient, dans un élégant immeuble de style haussmannien, de beaux bureaux fonctionnels, avec plafond marbré et sol en parquet, équipés de tout l’éventail d’outils de travail indispensables à un « cabinet » digne de ce nom : ordinateurs, imprimantes, fax, photocopieuses, téléphones, scanners…et, surtout, une machine à café, « Nespresso » de surcroît…
Lors des tout premiers jours cela m’amusait de venir prendre une dosette de la couleur de mon choix et revivre en imagination cette pub, avec un George Clonney au sommet de son charme, mais que personne ne reconnaît.

3. Objectifs : 0 grosse gaffe

J’avais appris lors de mes cours de Master RH que l’intégration du nouveau collaborateur était une étape cruciale pour un recrutement réussi, c'est-à-dire durable. Lors de divers stages en entreprise, j’avais pu expérimenter par moi-même à quel point cela était important… Aussi je tentais d’appliquer ce que j’avais appris sur cette phase, pour réussir ma propre intégration.
Le terrain était favorable pour cela car, dans cette tanière de chasseurs de têtes médicales, je suis entourée de collègues sympathiques, disponibles, zen. Ces derniers ont en effet pris le temps de bien me montrer les fichiers à utiliser et m’expliquer plein d’éléments nouveaux pour moi. Ils n’attendaient pas non plus de moi que je sois opérationnelle immédiatement et m’ont encouragée à leur poser des questions si besoin. Pour une intégration réussie le nouvel embauché a également un rôle important à jouer. Ainsi, je me positionnais dés le départ comme une « prestatrice », considérant mes collègues comme clients internes, aussi importants, voire plus, que les candidats et clients. Ainsi, à chaque fois qu’un collègue m’accordait du temps et de l’énergie pour me former, je valorisais son expertise et lui montrait de la reconnaissance. Je pense qu’il est en effet important pour le nouvel embauché, de ne pas considérer ses collaborateurs comme des boîtes à infos, mais d’avoir bien conscience que cela coûte en temps et énergie. Dans ce même état d’esprit, lorsque j’ai une question à poser à un collègue, je ne lui pose pas la question derechef , j’attends d’abord que l’autre soit disponible et disposé à me répondre, puis je lui demande si je peux lui demander quelque chose, puis enfin je pose ma question. J’encourageais également mes collègues à m’exprimer leurs critiques sans ménagements, sans gants, pour éviter ainsi des non dits et m’aider à améliorer mon travail. J’avoue qu’un de mes collègues a pris cela au mot : il me fait ainsi part systématiquement de ses critiques, sans détours mais avec une intonation très posée, douce, et il termine toujours cela par un « ne le prends pas mal hein… » accompagné d’un sourire affable.
A suivre…

Au plaisir de lire vos réactions et commentaires.

vendredi 29 février 2008

Ma passion, Mon métier... Par Sylviane

Chers lecteurs,

« Ma passion, Mon métier… » s’enrichit d’un nouveau témoignage… En effet, j’ai le privilège d’accueillir Sylviane que certains bloggeurs de la plateforme RégionJob connaissent fort bien. Je vous invite d’ailleurs à visiter son blog et découvrir quelques unes de ses rubriques, comme « Et si j’étais » et ses billets forts intéressants sur la formation professionnelle et notamment la prévention des risques professionnels. La passion de Sylviane pour la formation et l’enseignement l’a amenée à réaliser un rêve : mettre sa passion au service de son projet professionnel en devenant Formateur-Consultant notamment dans la prévention des risques professionnels.

Vous vous définissez comme une personne ayant une envie viscérale d’enseigner et de former, pouvez-vous nous en dire plus ?

Cette envie me taraude depuis mes années de fac ! Je sais c’est loin ! (rires !)… Alors en 3ème année de psychologie (licence), j’étais orientée dans la psychologie de l’enfant et de l’adolescent… Je voulais préparer le concours de l’IUFM (1 an de prépa en sus des cours de psycho)… Je pense qu’à l’époque, ma jeunesse, ma timidité et le manque de confiance en moi ont joué en ma défaveur, je ne me suis donc pas lancée dans ce cursus… J’ai toutefois toujours eu cette idée dans un coin de ma tête…
J’ai eu de plus un parcours atypique en terme de formation, puisque j’ai eu la chance tout au long de ma carrière professionnelle de pouvoir me lancer dans la formation continue et de rencontrer sur mon chemin des personnes qui m’ont fait prendre conscience de mon potentiel, de mes capacités et qui m’ont, à chaque fois, apporté quelque chose… J’ai ainsi pu au fil du temps dépasser ma timidité et prendre confiance en moi…
Je pense qu’il ne suffit plus aujourd’hui d’être diplômé pour pouvoir enseigner et former… Avoir des capacités pédagogiques, cela s’apprend bien sûr… mais le savoir être en terme de pédagogie fait partie de valeurs intrinsèques à chacun, on l’a ou on ne l’a pas… J’ai de plus une envie insatiable d’apprendre : plus j’apprends, plus j’ai envie d’apprendre et ainsi d’apprendre aux autres… Je me souviens d’un prof de fac qui disait que dans la vie tout devait nous intéresser : de la dernière actu politique au dernier match de l’OM ! Telle est également mon ouverture d’esprit…
J’ai dans ce sens toujours fait partager mon savoir sans aucune restriction… Or, les gens ont souvent l’impression que s’ils donnent une information, ils ne la possèdent plus, ce qui est faux… Si les formateurs que j’ai eus avaient tous réagis de la sorte, je n’aurais toujours rien appris ! (rires !)
Enfin, je possède cet état d’esprit qui fait que mon bonheur réside dans la réussite de l’autre…

A quel moment avez-vous décidé de faire de votre passion votre métier ?

Je crois que comme pour toutes choses dans la vie, il faut se donner les moyens d’y arriver… Il ne s’agit pas d’un déclic mais d’une réelle motivation et surtout d’une longue maturation… Une envie forte de partage, un désir de changement et d’aller de l’avant… Une remise en cause personnelle également… Savoir ce que l’on veut et surtout ce que l’on ne veut plus… J’ai également fait le tour de mon ancien métier, j’ai appris beaucoup, j’ai aussi donné beaucoup et je pense que je n’ai plus rien à apporter dans ce cadre… Or, je suis quelqu’un de très créatif, j’aime l’innovation… Il s’agit également d’une réelle ambition (au sens positif du terme)… Je suis aussi et surtout quelqu’un de passionné dans la vie…

De quelle façon l’obtention de votre Master 2 en Sciences Technologies et Santé en 2007, vous aide-t-il dans la réalisation de votre projet ?

Il a été l’un des éléments clé dans la structuration de mon projet professionnel car j’ai effectué ce diplôme en VAE grâce à la formation à distance. Cela a été une chance inouïe pour moi. D’abord parce que le système VAE ouvre aujourd’hui des perspectives très structurantes pour les salariés, quant à la formation à distance, il s’agit d’un formidable outil qui aura sans doute un avenir prépondérant à jouer dans la formation professionnelle. Enfin, parce qu’un bac + 5 vous offre un panel de connaissances très enrichissant et vous ouvre, à terme, forcément plus de portes sur un marché de l’emploi plutôt saturé à l’heure actuelle.

Quels ont été les doutes ou les phases de découragements que vous avez pu avoir sur la réalisation de votre projet ?

Je suis quelqu’un à la base de très optimiste, voire d’humeur joyeuse, et heureusement pour moi j’ai beaucoup d’humour ! Bases minimum requises pour changer d’orientation alors que l’on est confortablement installée au sein de son travail. Il s’agit d’une remise en cause totale qui ne doit normalement pas laisser place au doute… Pourtant ces phases existent… Qui n’a jamais douté dans sa vie ? Qui n’a jamais été découragé ? Toutefois, pour réussir il faut être un(e) battant(e).
Je comparerais cela à une ballade en montagne : au bout d’une longue marche de six heures vous avez enfin atteint le sommet et là vous avez deux choix possibles :

•soit vous installer là pour déjeuner et redescendre dans la vallée,
•soit regarder le sommet d’en face et décider d’aller au suivant. J’ai cet état d’esprit.

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La phase de réflexion doit être mesurée, la prise de risques également. On sait dans ce cas là que le prochain dénivelé va être très raide mais bon… On a de bons guides (familiaux, amicaux, professionnels), de bonnes chaussures de marche, un bon casse-croûte dans le sac à dos qui nous titille les narines et notre intuition nous guide vers un sommet plus magnifique encore !! Alors, on se remet en route et parce qu’on sait qu’on y arrivera… donc on y arrivera… Rien n’est jamais figé… La vie est ainsi…

Quels ont été les sacrifices que vous avez fait pour assouvir votre passion et en faire votre métier ?

Je n’emploierai pas le terme de « sacrifices » car « passion » ne rime pas avec « raison » et comme je le disais plus haut, lorsque l’on est vraiment déterminée, que l’on sait ce que l’on veut et surtout que l’on a les capacités pour le faire, je pense que peu de choses peuvent vous arrêter. Il est vrai que cela implique énormément de travail personnel… Car pendant que les autres salariés rentrent chez eux se détendre, vous, vous travaillez vos cours tard le soir… idem pour les week-end et les jours de vacances… Au détriment de votre famille, de vos loisirs… Mais comme on dit chez moi près de Marseille : « on n’a rien, sans rien »… Nous n’avons qu’une vie, cela en vaut la peine… Je ne me plains pas, j’ai au contraire beaucoup de chance d’être arrivée là où je suis…

A votre avis qu’est-ce qui vous a fait réussir dans votre projet ?

Il y a eu trois axes majeurs :

1) mon caractère :
Cela n’étonnera personne (pour celles et ceux qui me connaissent) si je dis ma pugnacité ! Je suis quelqu’un de gentil mais je sais ce que je veux… Je pense avant tout, que quelque soit le projet, l’essentiel est de garder son savoir-être, de garder le sens des valeurs et de ses convictions ; un adage : « Sacré caractère la framboise »…

2) le réseau professionnel :
Changer de projet professionnel c’est aussi changer de vie, donc faire d’autres rencontres… J’estime que les rencontres professionnelles sont très importantes car il y a toujours quelqu’un qui croit en vous, en votre potentiel et qui vous donnera votre chance…

3)l’entourage familial et amical :
J’ai également la change d’avoir un entourage familial (conjoint, parents…) très présent et très porteur, idem pour mon entourage amical. Je les remercie toutes et tous au passage dans cette interview… Ils ont été également un moteur à nul autre pareil vers le chemin de la réussite, je leur dois beaucoup…

4) Autres facteurs :
J’ai eu pas mal de contacts grâce à mon blog emploi également (merci tout spécialement à la plateforme Régionjob pour cet espace !)… Entretenir un blog est très motivant et permet de mettre en avant vos compétences, il s’agit d’un outil à ne pas négliger.
Au final, je dirais qu’il s’agit surtout d’être humble et honnête avec soi-même, en bref de ne pas se mentir… condition sine qua non de la réussite…

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent faire de leur passion un métier ?

Un petit « 10 commandements passion-métier » ? C’est parti…

1 - Ne jamais laisser personne vous dire ce qui est bon pour vous ou pas, gardez en tête que ces personnes-là n’ont pas le courage de faire ce que vous faites, il s’agit d’une force qu’elles n’ont pas…

2 - Ne jamais laisser personne vous décourager, sachez tourner le dos aux parasites et aux personnes négatives qui ne cherchent qu’à vous nuire (n’oubliez pas que réussir c’est aussi attirer des jalousies)…

3 – Jouez façon Chabal : ne perdez jamais de vue votre objectif, il est prioritaire, si vous êtes vraiment décidé, foncez…

4 - Vous donner les moyens de connaître le marché de l’emploi dans lequel vous vous êtes engagés,

5 - Etre force de proposition dans votre domaine, sachez montrer que vous êtes une valeur ajoutée,

6 - Sachez développer votre réseau qu’il soit amical, professionnel, familial ou autres… mais gardez en tête votre motivation, elle doit être I NE BRAN LA BLE !

7 – Pensez à prendre conseils auprès de professionnels, utilisez les réseaux (viadeo entre autres), abonnez-vous à des hubs, soyez le plus possible au cœur de l’action,

8 – Ne vous découragez pas au premier échec, sachez rebondir…

9 – Sachez résister au stress, à la pression, voyez « positif »,

10 - En bref, soyez pugnace… la réussite est au bout du chemin !

"Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie" Confucius

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Si vous aussi comme Sylviane avez fait de votre passion votre métier, n’hésitez pas à prendre contact avec RecruteuretCandidats pour participer à cette la rubrique « Ma passion, Mon métier...».

Au plaisir de vous lire très bientôt…

mercredi 27 février 2008

Mon conseil à Noëlle, adopter une stratégie réseau pour réaliser son projet professionnel

Chère Noëlle,

Responsable Développement Marketing de trente et un ans vous faites un bilan sur votre parcours professionnel et votre situation actuelle : « …J'aime mon job, le produit et mes clients (!), je suis bien rémunérée (!), tout roule ou à peu près (!), mais.... je souhaite changer de poste et d'entreprise… ».

Le temps de la remise en question est donc arrivé, besoin de faire le point, de se fixer de nouveaux objectifs et challenges, de se remettre en question, de prendre des risques et se lancer dans une nouvelle aventure professionnelle… Vous nous dites que vous avez fait le « tour » de votre poste actuel, que l’ambiance se dégrade quelque peu et que vous avez surtout envie de bouger… Mais avant de vous lancer dans un nouveau projet, avez-vous réellement fait le point avec votre actuel employeur ? Lui avez-vous parlé de cette sensation d’avoir fait le « tour » ? Ne peut-il pas vous apporter des solutions pour vous redynamiser dans vos actuelles fonctions ? Il s’entend qu’il n’est pas toujours évident de parler de ce genre de situation à son employeur. Mais trouver une solution à vos envies professionnelles dans vos actuelles fonctions peut-être une solution à envisager avant de faire le grand saut vers l’inconnu.

Néanmoins, si votre décision est prise et que vous souhaitez réellement vous mettre à la recherche de nouvelles opportunités, deux questions se posent à vous : comment faire et surtout par où commencer ? Je n’ai malheureusement pas de formule miracle à vous proposer… C’est vous et vous seule, qui êtes le principal acteur de ce nouveau projet, c’est donc vous qui devez en poser les fondations. Et vous l’avez très bien fait ! Notamment en définissant précisément votre cible: « …intégrer l’équipe marketing ou développement d’une grande structure B to B tournée vers l’international dans les secteurs « high-tech soit en IDF, Midi Pyrénées ou Languedoc Roussillon…». Après avoir ciblé votre marché, il ne vous reste plus qu’a définir la stratégie à mettre en œuvre pour faire avancer votre projet professionnel dans la bonne direction.
tele_manipulation.gif Il vous faut donc repérer tous les entreprises qui entrent dans votre cible et définir pour chacune d’entre elle l’approche à mettre en œuvre… Vous « naviguez » dans le milieu de l’audiovisuel, un monde assez confidentiel, que vous semblez maîtriser et bien connaître : « … J'ai un bon réseau, notamment dans le secteur audiovisuel, mais ne sais pas comment 'l'utiliser', compte tenu du fait que je suis en poste et ne souhaite pas créer de tensions vis à vis de mon employeur actuel… ». Le tout étant de savoir dans ce « bon réseau », les acteurs qui vous seront réellement utiles dans votre recherche. A vous, par exemple, de faire la différence entre ceux qui peuvent vous apporter certaines informations, ce qui peuvent vous donner accès à des opportunités, ceux qui peuvent vous mettre en relation avec telle ou telle personne. Pour ce qui est de votre volonté de ne pas créer de tensions vis à vis de votre actuel employeur, il vous faudra jouer finement dans l’activation de votre réseau et bien choisir vos « porteurs de projet »… Mais sachez que tout peut se savoir rapidement, notamment si l’environnement dans lequel vous travaillez est restreint et confidentiel. C’est pourquoi je conseille toujours aux personnes qui sont dans votre situation de jouer franc jeu avec son employeur, un départ d’une entreprise ne doit pas être vécu comme un psychodrame… Mais au contraire se préparer et se faire dans les meilleures des conditions et avoir son actuel employeur de son côté peut être un appui certain dans la réalisation de son nouveau projet professionnel… En effet, votre employeur n’est-il votre meilleure référence et/ou votre meilleur allié dans votre réseau ? Afin de vous aider dans votre dynamique réseau, je vous conseille de lire cette synthèse qui vous permettra de mieux appréhender cette démarche « Réseau et recherche d'emploi : synthèse des contributions ».

Par ailleurs, vous vous interrogez sur « … J'ai un portfolio de mes réalisations au sein des différentes structures dans lesquelles j'ai évolué (articles de presse, lettres de félicitation, créations marketing et paperworks...) -> comment cela peut-il être mis en avant dans le cadre d'une candidature ? Est-ce intéressant pour un recruteur ?... ». Cela peut réellement apporter un plus à vos candidatures et la meilleure façon de communiquer de tels documents me semblent être la création d’un blog emploi qui peut à travers la mise en ligne d’un profil VIADEO vous apporter des contacts et de nouvelles opportunités, cela peut néanmoins aller à l’encontre de votre besoin d’anonymat dans votre recherche d’emploi. Toutefois, si vous décidez de poursuivre dans cette voie, je vous conseille de lire ce billet fort intéressant sur le sujet « Blogs emploi : les bonnes pratiques et les pièges à éviter ».

En espérant avoir pu vous aider dans vos démarches.

Merci pour vos réactions et commentaires.

jeudi 21 février 2008

Mon conseil à Isabel, réaliser un CV pour se différencier des autres

Chère Isabel,

Bâtir un CV par compétences n’est pas chose aisée… En effet, c’est un modèle de CV qui demande une véritable réflexion sur ses compétences et aptitudes. Sa construction doit donc être bien réfléchie aussi bien sur le fond que sur la forme. Il faut d’ailleurs bien souvent être accompagné par un professionnel pour réaliser un CV par compétences adapté à son profil et qui mette réellement en avant les spécificités de ses expériences professionnelles.

J'ai le regret, chère Isabel, de vous dire que vous êtes loin d’avoir réalisée un CV par compétences qui mette bien en avant votre profil aussi bien sur le fond que sur la forme. D’ailleurs, je ne pense pas que le CV par compétences soit l’outil adapté à votre profil… En effet, nombre d’assistantes font ce type de CV. Il est donc difficile pour vous de vous différencier des autres candidats. Bien souvent les « CV par compétences » des Assistantes de Direction se ressemblent, nous y retrouvons 3 à 4 parties : « administratif, comptabilité, commercial… », avec des items du type « Gestion de planning, suivi des factures, gestion des achats… ». Il est vrai que les grandes missions des Assistantes sont communes d’entreprise à entreprise et de mission à mission… Néanmoins, chaque structure d’entreprise est unique de par sa culture, son management, son historique, sa stratégie… Il vous faut donc bâtir la structure de votre CV autour de ses spécificités en y mêlant avec talent vos compétences, expériences et aptitudes.
secretaire.jpg Pour en revenir plus précisément à votre CV, n’oublions pas que vous êtes en concurrence avec les autres chercheurs d’emploi et que votre CV a deux objectifs : vous faire obtenir un entretien avec le recruteur et vous démarquer des autres chercheurs d’emploi. Il faut dans un premier temps revoir la forme de votre CV, celle-ci n’est pas du tout adaptée, les différentes couleurs donnent une impression très « scolaire », voire « enfantin »… Préférez les dégradés de couleur tout en restant dans des couleurs classiques. L’ovale sur les « relations transversales » n’apporte aucune plus value, mais au contraire ne fait qu’alourdir votre présentation. Votre titre n’est pas assez représentatif de vos compétences, vous êtes bilingue en portugais, c’est ici qu’il faut mettre en avant cette aptitude. Il manque sur le fond de nombreuses informations, notamment sur vos expériences : les dates d’exercice dans vos différentes fonctions ne sont pas assez précises, nous n’avons aucune information sur la dimension des sociétés (CA et nombre de collaborateurs) dans lesquelles vous avez travaillé. Précisez les emplois en CDD et en CDI, notamment pour rassurer le recruteur sur les changements de poste. C’est à travers toutes ces informations que vous marquerez les spécificités de votre profil et que vous donnerez une véritable ampleur à votre CV... De même, décrivez vos missions principales dans chaque entreprise et faites ressortir les objectifs fixés ainsi que les résultats obtenus (donnez des chiffres et « appuyez-les » en les mettant par exemple en italique ou en gras). C’est à partir de ces informations que vous pourrez bâtir soit un « CV classique » ou un « CV par compétences » qui vous différenciera des autres chercheurs d’emploi et qui mettra réellement en avant vos spécificités, aptitudes et compétences.

Dans l’espoir d’avoir pu vous aider dans vos recherches, merci pour vos commentaires et réactions.

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