Recruteur et candidats

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jeudi 5 janvier 2012

Le plus important dans le travail, pour vous, c'est...

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 5 juillet, vous avez été 256 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :

« Le plus important dans le travail, pour vous, c'est... »

Résultat de ce sondage :

- 28% l’utilité sociale de mon travail (73 votants)
- 26% les responsabilités (67 votants)
- 23% la rémunération (60 votants)
- 16% la charge et le temps de travail (37 votants)
- 7% la sécurité de l’emploi (19 votants)

Il est intéressant de noter que « l’utilité sociale de mon travail » arrive en première position, même si « les responsabilités » et « la rémunération » complète le trio de tête. Nous pouvons aisément lier « utilité sociale du travail » et « les responsabilités », notions très proches toutes les deux recouvrant l’idée d’être en charge de, d’être utile à, ou tout du moins de servir à quelque chose… De même, il est aisé de réunir « les responsabilités » et « la rémunération », car dans de très nombreux cas : un travail à « responsabilité » est bien souvent plus rémunérateur qu’une simple activité d’exécution. D’un autre côté, il est bien plus rare qu’un travail utile socialement entre dans cette catégorie des activités bien rémunérées !

Concentrons-nous sur cette notion « d’utilité sociale du travail » qui est de mon point de vue à rapprocher du concept même d’intérêt général. En effet, ce qui est utile socialement ne relève-t-il pas de l’intérêt de la société, c’est à dire de l’intérêt général ?
« L’utilité sociale d’un travail » et « travailler à l’intérêt général » sont donc deux notions par nature intimement proches. De part l’histoire de notre société, il est aussi par nature que l’intérêt général soit exercé par l’Etat et notamment ses forces vives, c'est-à-dire le fonctionnaire. De part son état, ce dernier dispose de droits statutaires. A l’exemple de sa rémunération, qui n’est pas le fruit de son travail, mais de son grade. Cette particularité lui permet donc de se consacrer entièrement à l’intérêt général… En effet, détacher sa rémunération, appelée traitement, de la réalisation d’une tâche ou d’une prestation permet au fonctionnaire de répondre en toute liberté, sans contrainte et sans pression, notamment de résultat économique, à l’intérêt général.

Alors que durant tout le XX siècle, le marché du travail lié au service public s’est construit sur cette notion d’intérêt général, que les fonctionnaires ont profité d’un rapport de force avantageux leur permettant d’acquérir un espace distinct, protecteur et statuaire. A l’inverse, le marché du travail dédié au privé s’est construit sur la loi de l’offre et de la demande, n’obéissant qu’à des règles marchandes, de plus en plus libérales et bien souvent au détriment de sa principale ressource : le capitale humain !
En parallèle à ces deux marchés du travail que sont le public et le privé s’est développé, depuis les années 70, un troisième marché celui de « l’utilité sociale », connu aussi sous la dénomination « d’économie sociale » ou bien encore « de service non marchand ». Un marché du travail hybride au sein duquel l’intérêt général laisse sa place à la notion « d’utilité sociale », qui permet l’introduction de concepts tels que : l’efficience économique ou bien encore le retour sur investissement…

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Aujourd’hui, l’Etat se désengage de plus en plus de ses missions d’intérêt général au profit de cette notion « d’utilité sociale du travail », à l’exemple de certains opérateurs privés à qui l'Etat délègue l'accompagnement des chômeurs… De même, la gestion de certains services sociaux, tels que la garde d’enfants, l’aide à domicile aux personnes âgées dépendantes, aux handicapés ou l’hébergement de SDF, sont assurés par des associations appartenant au monde de« l’économie sociale ». A l’inverse du statut de fonctionnaire qui permettait de se prémunir de logiques économiques peu en accord avec la notion d’intérêt général. Aujourd’hui de nombreux travailleurs, relevant du marché du travail, produisent des services non marchands et souvent dans des conditions, notamment salariales, très défavorables. Sans compter que l’offre de ces services n’étant plus du ressort de l’Etat, mais au service d’enjeux financiers, celle-ci se fait bien souvent en dehors de l’égalité de traitement des usagers auquel l’Etat est par essence contraint.
La messe est donc dite ! C’est au monde associatif et à certains opérateurs économiques de prendre en charge l’intérêt général : monopole d’Etat, hérité des Lumières et de la Révolution Française ! Encore une spécifié du modèle à la française mis à mal par le rouleau compresseur de l’ultra libéralisme…
Mais en dehors de cette perte d’intérêt de l’Etat à l’intérêt général… Il est plus préoccupant que cette extension du domaine de « l’utilité sociale » égratigne le statut du fonctionnaire et le malmène. Mais aussi qu’elle scelle le destin des services non marchands, les laissant à la merci des lois du marché !

De ce constat se pose alors quelques questions : quel statut pour tous ces professionnels en action dans les associations ? Leur situation est souvent bien précaire, dépendant des subventions de l’Etat, des priorités sociétales, gouvernementales et aujourd’hui des marchés financiers.
Mais plus largement et en prenant de la hauteur, c’est la notion même de « service non marchand » qui est en jeu et en questionnement. Ceux-ci sont-ils régis par les lois du marché concurrentiel ou doivent-ils être gérés dans le cadre de l’intérêt général et de l’égalité des usagers ?
Il est essentiel que toutes ces questions trouvent des réponses pour que le travail socialement utile se développe plus largement en France, qu’il prenne son véritable essor et dans de bonnes conditions. Car, il s’agit de milliers d’emplois que « l’économie sociale » pourrait générer, une véritable aubaine en ces temps de crise et d’augmentation du chômage ! Malheureusement, tous nous gouvernements successifs nous ont abreuvés de cette manne d’emplois, mais sans jamais vraiment construire des bases saines pour son développement… Et tant que le courage politique et vision d’avenir seront dépendant de quelques lettres de l’alphabet, nous pourrons attendre bien longtemps ! Et pourtant, les réalités sont bien là, comme nos besoins sur la dépendance, ainsi qu’une demande forte de la population active de se sentir utile socialement, d’avoir des responsabilités et de gagner leur vie à la juste hauteur de leur implication dans la société…
Nous devons donc construire une véritable société du travail de l’humain pour l’humain, avec deux priorités : donner une vraie valeur, mais autre qu’économique ou financière, au « service non marchand », une valeur sociétale ou plutôt d’intérêt général ! Car c’est là, à mon sens que le bas blesse… Revenons à aux vraies valeurs, à celle qui font notre république, soutiennent notre démocratie, commémorent nos Lumières et rappel nos acquis révolutionnaires ! Comme celle de « l’intérêt général », qui se doit de revenir au devant de la scène comme l’est aujourd’hui une autre valeur, très proche, mais plus d’actualité, le « développement durable ». Mais tout ceci est un autre débat, vous laissant réfléchir à ces quelques écrits et au plaisir d’échanger avec vous sur ce sujet.

Je vous propose un « nouveau sondage du moment » :

« … Pour trouver un emploi, êtes-vous prêt à ... »
- « …accepter un métier que n’est pas le votre… »
- « …être payé moins que ce que vous estimez devoir être payé… »
- « …accepter un travail à temps partiel… »
- « …accepter un contrat précaire CDD, intérim… »
- « …accepter de partir à l'étranger… »
- « …accepter des horaires ou des conditions de travail difficiles… »
- « … ne rien accepter de tout cela… »

mardi 5 juillet 2011

« Votre entreprise facilite-t-elle l’emploi des Séniors ? »

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 18 janvier, vous avez été 86 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :
« Votre entreprise facilite-t-elle l’emploi des Séniors ? »

Résultat de ce sondage :

- 69% Non pas pour le moment (60 votants)
- 17% Oui, un accord d’entreprise a été signé (17 votants)
- 12% Oui, c’est en projet (11 votants)

L’emploi des Séniors est un des enjeux de société que se doivent de réussir politiques et entreprises dans nos civilisations vieillissantes qui devront dans les années à venir faire face à des déséquilibres notables entre actifs et inactifs. Mais, c’est surtout un challenge que nous devons tous relever, car ne sommes-nous pas tous les seniors de demain ?
Mais qui sont les seniors ? Il n’existe pas de définition officielle pour les « seniors », ni précisément d’âge à partir duquel on devient senior… Mais retenons qu’à partir de 50 ans les portes de la séniorité s’ouvrent à nous ! Et que les difficultés à l’emploi se rencontrent à partir de 45 ans. Nos sociétés se rêvent jeune, entourées de geeks, de bobos et autres Y… La réalité est toute autre, nos sociétés vieillissent et « rejettent » des actifs parce qu’ils ont atteint l’âge canonique de 45 ou 50 ans, ne sommes-nous pas tous devenus fou ? N’oublions pas qu’en 2050, en France, un habitant sur trois serait âgé de 60 ans ou plus, contre un sur cinq en 2010 ! Il est donc illusoire de penser que le monde de l’entreprise pourra se passer des seniors… Et pourtant, le constat actuel est des plus alarmant : le taux d’emploi des 55-64 ans en France est un des plus bas de l’UE : 37% contre 42% pour la moyenne européenne !

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Le constat est donc sans appel : il est très difficile pour un senior ayant perdu son emploi de rebondir sur de nouvelles opportunités. En effet, plus d’un senior sur deux est au chômage de longue durée ! Et après 55 ans, les seniors se dirigent plus vers l’inactivité que la reprise d’un emploi. Vu les enjeux et le constat sur le vieillissement de la population nos sociétés ne peuvent continuer à « bannir » nos seniors du marché de l’emploi !

Les actifs doivent pouvoir arriver à la fin d’une carrière avec une retraite à taux plein, les entreprises doivent bénéficier des transmissions de compétences dans de bonnes conditions. Il s’agit avant tout de faire changer les esprits, les idées préconçues et le regard que l’on porte sur les seniors. Car bien souvent le sénior c’est l’autre, celui dont on ne veut pas, mais demain c’est nous tous ! Les mentalités sont au cœur du problème de l’emploi des seniors, combien de fois nous entendons : « … il a plus de 50 ans, c’est pas possible dans mon équipe… », « … il va nous coûter plus cher qu’un jeune… », « …il ne va pas s’adapter à nos structures… », « … je me sens pas capable de manager un senior… », « … à son âge, il doit être à la ramasse au niveau informatique… ». Que d’idées préconçues et de préjugés !
La mise en place d’un accord permet de réaliser un travail sur ces attitudes et de faire changer les mentalités. Mais aussi de définir plus précisément : le cadre du recrutement des séniors, l’évolution des carrières professionnelles, les conditions de travail et de prévenir la pénibilité, le développement des compétences et l’accès à la formation, les contours de fins de carrières et la transition vers la retraire, mais aussi la transmission des savoirs en développant le tutorat… Et bien d’autres chantiers, il est par contre regrettable que peu d’entreprises se soient engagées dans ce type de démarche. Espérons que les mentalités changent et que les entreprises s’engagent de plus en plus dans ce type d’action.

Au plaisir d’échanger pour débattre de ce sujet avec vous. Par ailleurs, je vous propose un « nouveau sondage du moment » :

« Le plus important dans le travail, pour vous, c’est… »

- La rémunération
- Les responsabilités
- L’utilité sociale de mon travail
- La sécurité de l’emploi
- La charge et le temps de travail

lundi 11 octobre 2010

Egalité des chances et évolution de carrière

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 18 janvier, vous avez été 203 à participer au « sondage du moment » qui avait pour question :

Pensez-vous qu'il existe dans votre entreprise une inégalité de chances dans l'évolution de carrière des femmes par rapport aux hommes ?

Résultat de ce sondage :

- 45% Oui, rien n'est fait pour favoriser leur évolution professionnelle (92 votants)
- 36% Non, les chances d'évolution sont les mêmes pour les femmes que pour les hommes (74 votants)
- 18% La situation doit encore s'améliorer mais mon entreprise a une vraie politique en faveur des femmes (37 votants)

Avant d'analyser les résultats de ce sondage et vous apporter mon point de vue, il me semble nécessaire de replacer les avancées de la libéralisation de la femme dans un contexte historique et culturel.

En effet, nos sociétés occidentales et notamment européennes sont empreints d'une culture judéo-chrétienne, au Moyen-âge le mythe de la création originelle de la femme créée non en même temps que l'homme, mais à partir d'une des côtes de ce dernier définit la vision de l'homme à l'égard des femmes : la soumission et l'obéissance... Sans compter que la femme est à l'origine du malheur du genre humain, notamment au travers du mythe chrétien : Eve incitant Adam à manger le fruit interdit.... Afin d'étayer mon propos, je vous propose de lire un extrait de la genèse :

« ... Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie... C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière »

La messe était donc dite pour la femme ! Nos sociétés anciennes acquises sans limites au dictat de l'Eglise ne pouvaient donc que placer la femme dans une condition d'avilissement...
Il faut donc attendre la Révolution française pour révéler les premiers mouvements féministes et notamment les premiers défenseurs des femmes, notamment auprès du Marquis de Condorcet qui proclame « Je crois que la loi ne devrait exclure les femmes d'aucune place... Songez qu'il sagit des droits de la moitié du genre humain... »

Pourtant le mouvement révolutionnaire de 1789 n'ira pas très loin dans la libéralisation de la femme. Rejetées des débats politiques ces dernières ne bénéficieront de quelques avancées civiles... D'ailleurs l'avancée de nos sociétés modernes vers le suffrage universel se fera sans les femmes. Et même la naissance du prolétariat et donc de la condition ouvrière sous la Révolution industrielle ne profitera pas beaucoup aux femmes et ce malgré des mouvements comme les suffragettes en Angleterre et les munitionnettes durant la première guerre mondiale... Il faudra donc attendre le début du 20ème siècle et notamment l'après guerre pour que les femmes accèdent dans la plupart des pays occidentaux au droit de vote et donc à l'égalité politique...

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Reste à la femme de conquérir l'espace social et économique... En France, les mouvements féministes des années 60 et 70 participent grandement à cette conquête et à l'émancipation des femmes et poussent les différents gouvernements à aller dans ce sens. C'est le vote de plusieurs lois en faveur de la liberté de la femme : le droit à l'avortement (Merci Simone !), la légalisation des moyens de contraception, le droit d'exercer une profession sans l'autorisation du mari, rendez-vous compte que cette mesure date de 1965 ! Dans les années 80 une série de lois sera votée pour statuer sur l'égalité de traitement de salaire et d'évolution des femmes. Pour arriver en 2005 avec une nouvelle loi sur l'égalité professionnelle, néanmoins sans critère contraignant ni sanction, en cas de non-respect des objectifs... Le courage et la politique ne font décidément pas très bon ménage.

Alors que les femmes représentent plus de 45% de la population active et plus de 30% des emplois à temps partiel... Il apparaît, à la corrélation de ces deux chiffres, que ces dernières subissent des inégalités et des injustices dans le monde professionnel. Le combat des féministes des années 60 et 70 se doit d'être poursuivi dans le monde de l'entreprise et à tous les niveaux de la société... Et les résultats de ce sondage, 45% des votants déclarant que « rien n'est fait pour favoriser leur évolution professionnelle », ne font que confirmer que de nombreux combats sont encore à gagner par et pour les femmes, mais aussi avec la participation des hommes qui se doivent de n'accepter aucune discrimination !
Au plaisir d'échanger avec vous autour de ce thème tout en vous annonçant le nouveau « sondage du moment »

Votre entreprise facilite-t-elle l'emploi des Seniors ?


Oui, un accord d’entreprise a été signé
Oui, c’est en projet
Non, pas pour le moment

lundi 18 janvier 2010

Trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 30 septembre, vous avez été 208 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :

Quels sont vos objectifs professionnels ?

Résultat de ce sondage :

- 52% trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle (110 votants)
- 15% vous spécialiser dans un domaine (30 votants)
- 14% avoir un haut niveau de revenu (28 votants)
- 7% lancer votre propre entreprise (15 votants)
- 6% multiplier les expériences (14 votants)
- 5% travailler à l’international (11 votants)

La recherche d’un équilibre entre vie personnelle et professionnelle ressort donc à travers cette consultation comme un élément important pour de nombreux lecteurs de RecruteuretCandidats. Bien que celle-ci semble plus préoccuper les diplômés de l’enseignement supérieur, c’est à dire les cadres et agents de maîtrise en entreprise. A contrario, des employés et ouvriers qui apparaissent plus soucieux de la sécurité de leur emploi… Il paraît intéressant de commenter ce résultat à travers deux questions :

1) Pourquoi cette recherche d’équilibre est-elle devenue une priorité pour une partie de la population active française ?

Alors que chacune de ces deux sphères : vie personnelle et professionnelle apparaissent de plus en plus interdépendantes, interconnectées, sans frontière et avec une « porosité » de plus en plus accrue l’une pour l’autre. Il semble donc juste que la recherche de cet équilibre soit devenue une priorité pour de nombreuses personnes.

Young successful businessman works in field on notebook
2) Quelle peut-être l’origine à cette recherche d’équilibre ?

Effet 35 heures, génération Y, malaise des cadres, désaffection des salariés envers les entreprises ? Un petit mélange de tous ces différents éléments et notre cocktail « Equilibre entre vie personnelle et professionnelle » prend forme, ne manque plus qu’un élément primordial : l’avènement des NTIC dans le monde du travail et notamment la portabilité du travail au travers des Smartphone, PC portable, carte 3G, wi-fi…

Toutes ces nouvelles technologiques nous facilitent la vie au travail, nous libèrent et nous affranchissent d’anciennes contraintes, tout en donnant de nouvelles frontières au modèle classique du travail « boulot, métro, dodo » des années 60. Aujourd’hui, nous pouvons travailler (en connexion avec notre entreprise, nos clients et fournisseurs) dans nos déplacements, un peu près partout et à toute heure ! Néanmoins, ces nouveaux outils sont intrusifs et « addictifs », accentuant la porosité entre vie personnelle et professionnelle…
Sans compter la montée en puissance d’internet dans nos vies (privées et professionnelles), des réseaux sociaux, du télétravail… Tous ces éléments se mélangent, s’interconnectent, se croisent et se recroisent dans un flux d’informations incessant… Toutes ces nouvelles technologies, sans compter les nombreuses à venir, nous posent question sur notre rapport au travail et son impact dans notre vie personnelle. L’enjeu est simple, mais tout à la fois complexe : « dompter » ces nouvelles technologies pour nous libérer des anciennes contraintes du type « métro,boulot, dodo » sans altérer les frontières entre vie personnelle et professionnelle.

Vous laissant réfléchir à cette analyse, RecruteuretCandidats vous propose un nouveau « sondage du moment » :

Pensez-vous qu’il existe dans votre entreprise une inégalité de chances dans l’évolution de carrière des femmes par rapport aux hommes ?

1) Oui, rien n’est fait pour favoriser leur évolution professionnelle.

2) La situation doit encore s’améliorer mais mon entreprise a une vraie politique en faveur des femmes.

3) Non, les chances d’évolution sont les mêmes pour les femmes que pour les hommes.

Au plaisir de vous lire prochainement.

mardi 5 janvier 2010

Recherche Jeune Diplômé pour témoigner à l’émission « Zone Interdite »

Chers lecteurs,

RecruteuretCandidats s’associe à l’émission « Zone interdite » de M6 et offre la possibilité à des jeunes diplômés (Bac+2 et plus) de témoigner de leur situation professionnelle face à la crise.

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Je vous invite à découvrir l’appel à témoin émis par Quentin :

« Pour un documentaire pour l'émission "Zone interdite" sur les jeunes diplômés et la crise, nous recherchons un jeune diplômé (Bac+2 et plus) en recherche d'emploi et qui ne trouve pas du fait du contexte actuel et qui, à défaut d'aide financière parentale/familiale, doit cumuler les emplois d'appoint et "petits boulots" pour subvenir à ses besoins ».

Pour toute précision ou question ou si vous êtes intéressé(e), n'hésitez pas à contacter Quentin par téléphone au 01.41.92.64.67 ou par mail à quentin.lavogez@m6.fr.
Merci pour votre aide et vos réponses à cet appel à témoin.

lundi 26 octobre 2009

Le Recrutement en ligne atteint son plus bas niveau depuis septembre 2005

Cher tous,

Pour obtenir des informations sur le marché du Recrutement en Ligne, je vous invite à prendre connaissance du « Monster Index de l'Emploi ». Source d’informations fiables et d’analyses pertinentes sur l’activité du recrutement en ligne, cet Index a été Lancé en juin 2005 et propose une photographie mensuelle des tendances en matière de recrutement au niveau européen.

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Pour connaître la tendance sur ce mois de septembre en France, qui n’est pas très réjouissante (cf le titre de ce billet), lisez le document ci-joint : « Monster Index de l'Emploi en France ».

Le Monster Index de l'Emploi est également disponible mensuellement pour la Belgique, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni et l'Europe à l'adresse suivante : http://about-monster.com/employment/index/17

Bonne lecture…

mercredi 30 septembre 2009

Réseau social et projet professionnel

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 25 mai, vous avez été 122 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :

Quel canal de recrutement vous paraît le plus efficace ?

Résultat de ce sondage :

- 43% les relations personnelles et professionnelles (52 votants)
- 15% Les espaces recrutement sur les sites des entreprises (19 votants)
- 14% les petites annonces sur les sites spécialisés (17 votants)
- 11% les cabinets de recrutement (13 votants)
- 8% les candidatures spontanées (10 votants)
- 6% les petites annonces des organismes pour l’emploi (7 votants)
- 3% le réseau de votre école (4 votants)

Grand vainqueur de ce sondage, « les relations personnelles et professionnelles » apparaît donc pour de nombreux votants comme le canal de recrutement le plus efficace. Confirmant cette tendance, beaucoup de Recruteurs considèrent d’ailleurs que le phénomène « réseau » occupe une place de plus en plus importante pour réaliser son projet professionnel. Véritable mouvement de fond, le phénomène Réseau s’est démocratisé, devenant notamment accessible au plus grand nombre. Auparavant, restreint à un cercle soit de milieu social, d’écoles, de situation géographique, de club… Aujourd’hui, les possibilités pour se créer un réseau professionnel sont plus nombreuses et plus ouvertes, notamment avec des outils comme VIADEO, LINKEDIN et autres FACEBOOK. Se constituer un réseau n’est donc plus réservé aux pro de la relation publique ou à certaines élites mais à n’importe quel possesseur d’une connexion internet.

En recherche d’emploi sur un secteur ou un métier bien défini, en ligne sur un réseau social, vous pouvez obtenir rapidement des noms et des coordonnées pour solliciter des professionnels et vous entretenir avec eux. Néanmoins, tout n’est pas si simple que cela… C’est à ce moment que vous devez faire preuve de talents et d’intelligence dans la gestion de votre réseau sur internet… En poursuivant un objectif : réaliser votre projet professionnel.


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Il s’agit donc pour vous de faire preuve de talent dans la relation, de choisir les bonnes personnes et de les intéresser à vos compétences et votre personnalité. Pour vous accompagner dans cet objectif, je vous propose quelques conseils pour développer votre profil professionnel sur internet et par la même occasion votre réseau :

- N’accumulez pas les contacts exagérément… Pensez-vous être crédible et pouvoir « entretenir » un réseau de plus de 1500 contacts ? Pourtant certaines personnes s’affichent avec ce type de performance sur certains sites sociaux !
- Soyez cohérent dans la constitution de votre réseau, celui-ci sera d’autant plus attrayant pour des professionnels qui ne souhaitent développer des relations que dans une sphère métier ou un environnement précis.
- Pensez à créer plusieurs profils sur différents sites sociaux… Méthode Chronophage, mais à coup sûr gagnante, notamment pour développer un réseau attrayant et cohérent.
- Ne mélangez pas votre vie privée et votre vie professionnelle sur des sites du type VIADEO… Votre réseau professionnel s’intéressera peu à votre passion pour les chats ou à vos voyages exotiques.
- Construisez votre net-identité sur un axe professionnel et utilisez l’anonymat pour vos activités personnelles sur internet.
- Entrez dans une relation gagnant-gagnant avec votre réseau, soyez prêt à donner autant de temps (voire plus) pour espérer en obtenir au moins autant !
- Sollicitez avec précaution et intelligence les membres de votre réseau, en soignant votre communication écrite et le rythme de vos demandes.
- N’approchez pas votre réseau de façon trop directe, provoquez les échanges d’informations et les entretiens professionnels et affichez-vous comme un chercheur d’opportunités plus qu’un chercheur d’emploi.

En espérant vous avoir apporté mon éclairage sur ce sujet et dans l’attente d’en débattre avec vous. Je vous propose un nouveau « sondage du moment » et vous remercie par avance de votre participation.

Quels sont vos objectifs professionnels ?

- Trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle
- Travailler à l’international
- Avoir un haut niveau de revenus
- Multiplier les expériences
- Vous spécialiser dans un domaine
- Lancer votre propre entreprise

Au plaisir de vous lire prochainement.

lundi 20 juillet 2009

75% des Commerciaux enjolivent leurs CV

Chers lecteurs,

Pour faire écho au titre accrocheur de ce billet, je vous invite à lire un article de Brice ANCELIN sur le site RH Focus sur la 6e étude « Les CV Trompeurs » publiée début juillet par le Florian Mantione Institut.

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Le CV trompeur sous toutes ses formes

Vous en souhaitant une bonne lecture et pour réagir avec vous selon vos commentaires.

lundi 25 mai 2009

Travailler plus pour gagner plus

Cher tous,

En ligne depuis le 19 décembre, vous avez été 162 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :

Comment envisagez-vous votre vie professionnelle ?

1. Gagner plus en travaillant plus – 97 votants
2. Gagner moins en travaillant moins – 65 votants

Sur les 155 participants, les résultats sont les suivants :

- 60% « Gagner plus en travaillant plus »
- 40% « Gagner moins en travaillant moins »

Sujet à controverse et à discussion, le « travailler plus pour gagner plus » fait débat dans notre société depuis quelque temps et a atteint son apogée lors de la dernière campagne présidentielle… A ce moment, les avis se sont opposés et celui du « travailler plus pour gagner plus » a remporté la manche. En effet, le peuple français a tranché et choisi à la suite de cette élection de construire une société sur ce modèle. Les résultats de ce sondage ne font donc que confirmer ce choix.

Avant d’ouvrir le débat et notamment pour étayer mon commentaire sur ce résultat, je vous propose un petit travail de réflexion autour de la notion de travail, qui navigue entre étymologie, philosophie et histoire...

Quelle est donc l’origine de ce mot travail ? Faisons un peu d’étymologie pour nous éclairer… Il semblerait que le mot travail ait pour origine un instrument de l’époque romaine : le tripalium, qui servait à torturer les esclaves. Est-ce à dire que le travail peut-être considéré comme une torture ou tout le moins comme une obligation ? Je vous laisse seul juge…

Pourquoi l’homme travaille-t-il ? Faisons alors un peu de philosophie pour répondre à cette question… Notamment au travers de deux grands penseurs que sont Aristote et Marx, pour le premier l’homme est privé de griffes et de fourrure, et doit compenser leur absence par des artifices. Il doit donc inventer des conduites, s’organiser autour d’outils et de moyens techniques… Ainsi le travail est apparu comme une nécessité «naturelle»: l'homme a du s'adapter en transformant la nature, pour combler ses besoins. Pour le second, l'homme transforme la nature et les choses par son travail, il façonne son environnement à son image et accède ainsi à la conscience : le travail est donc l’essence de l’homme et ouvre le chemin vers la culture et la liberté. Néanmoins, intervient la division du travail et la spécialisation des travailleurs, notamment avec la révolution industrielle : c’est le temps de l’aliénation, qui en substance se résume par : l'artisan produit en totalité un objet (il réalise et se réalise dans sa création), au contraire de l’ouvrier qui ne peut atteindre ce degré d’accomplissement. En effet, son travail n’est plus un aboutissement ou une création, mais une simple partie d’un tout… Le travail n’a alors d'autre but que de fournir un salaire grâce auquel les besoins du travailleur seront satisfaits. L’homme ne se réalise plus et ne se libère plus par son travail, il en devient esclave et n’a qu’une hâte s’en défaire… Il s’engage alors dans une fuite en avant que j’analyse par le besoin de consommer toujours plus pour se réaliser et surtout oublier son aliénation.

PHOTO TEMPS MODERNE

Quel temps pour le travail ? Faisons place à un peu d’histoire pour y répondre… Alors qu’il semble que l’ouvrier du Moyen Age commence et finit son travail avec le jour. La journée était donc parfois plus courte, parfois plus longue selon la saison que la journée du XIXe et XXe siècle, notamment rythmée par les cadences et les horaires fixes. A l’année, ce même ouvrier fournit un nombre de journées et d'heures de travail plutôt inférieur à celui que l'on exige de l'ouvrier du XIXe et XXe siècle. En effet, l’organisation de la société au Moyen Age fait la part belle aux obligations de l’Eglise et aux très nombreux jours chômés, fériés, fêtés et célébrés que la dévotion de dieu ordonne à cette époque !

Il est donc avéré que si certains travailleurs du Moyen Age travaillaient largement moins que nous le faisons aujourd’hui… De même, la moindre activité de la production à cette époque, l'absence de toute spéculation, la régularité de la demande permettaient de prévoir la quantité et la nature des objets qui devait être fabriqué sans être obligé d'imposer au travailleur des efforts extraordinaires, qui prend aujourd’hui toute sa force dans la notion de productivité. Certains travailleurs travaillaient donc moins longtemps, mais aussi l’activité devait être mieux équilibrée, moins nerveuse, ils devaient être moins surmenés, plus appliqués et plus consciencieux. Il semble donc bien que se soit l’industrialisation de nos sociétés et l’avidité des consommateurs qui nous poussent vers le « travailler plus pour gagner plus ».

Pourquoi la France s’est-elle orientée vers le partage du Temps de Travail ? Malgré cette marche en avant vers le toujours plus, la France a connu au XXe siècle une réglementation forte du travail avec deux phénomènes fort de sens : les congés payés et la réglementation sur la durée légale du temps de travail. L’aboutissement en étant la loi sur les 35 heures et notamment l’avènement du concept de partage du travail. L’objectif de cette théorie économique étant d’augmenter le nombre de travailleurs par le partage du travail afin de diminuer le chômage. Cette politique s'accompagne, d'une façon ou d'une autre, d'une baisse de rémunération individuelle (pour le salarié) et d'une hausse du coup de la main d'œuvre (pour l'employeur). L’échec est réel, les conclusions de la plupart des économistes sur la politique de partage du travail vont dans le même sens : la réduction du temps de travail ne crée pas d'emploi et bride l’activité économique. La notion du « travailler plus pour gagner plus » est donc au début de ce XXIe siècle de nouveau remise sur le devant de la scène et permettra à son porte drapeau de s’en servir pour notamment se faire élire à la présidence…

Quel avenir pour le « travailler plus » ? Simple manœuvre électoraliste morte-née, car rattraper par une urgence, celle de la décroissance… En effet, le « travailler plus » implique une croissance économique plus soutenue et durable. Néanmoins, la raréfaction des ressources naturelles ne semble pas nous autoriser à nous engager sur une telle voie sans compter les dommages sur l'environnement, le climat et les écosystèmes… Une croissance soutenu d’un type Trente Glorieuses, ce que sous-entend la notion du « travailler plus » ne ferait que nous précipiter plus rapidement vers un futur plus qu’incertain.

DESSIN BRETONNE

Vous comprendrez aisément que j’ai quelques difficultés à concevoir et comprendre l’intérêt « du travailler plus pour gagner plus », car que faire de cet argent en plus si l’on a moins de temps pour en profiter : s’enrichir ? Consommer plus ? Alors même que nous sommes à la croisée des chemins et que la solution bien que difficile de la décroissance semble la plus sage et la plus profitable à l’humanité sur le long terme…

Afin d’élargir le débat sur « le travailler plus », je ne lie pas forcément argent et travail, mais plus travail est plaisir… En effet, et je l’espère (en tout cas dans nos sociétés occidentales), le travail correspond de plus en plus à la vocation d'un individu et à ses tendances les plus profondes (création artistique, philosophique, scientifique…), celui s’approchant plus du jeu, de l’épanouissement et de la recherche de liberté… Internet pouvant en être un formidable outil, notamment dans le développement de la libre entreprise et le développement d’une forme d’artisanat numérique.

Certainement chanceux, j’ai l’opportunité de faire un travail plaisant, ressourçant et motivant. Alors que j’ai conscience que beaucoup de personnes (en tout cas trop à mon goût) ont une activité professionnelle qui n’est pas en phase avec leurs motivations et envies. Elles trouvent alors satisfaction dans un travail parce que celui-ci leur permet de se réaliser dans la consommation et de correspondre au dictat de nos sociétés matérialistes. Est-ce à dire que ce besoin de « travailler plus pour gagner plus » est l’expression d’un malaise et d’une sorte de fuite en avant de notre société ? Le besoin de trouver un véritable intérêt à son travail, notamment par le « gagner plus » ? Alors qu’il me semble que le travail se doit d’être avant tout un moyen pour se développer, évoluer, apprendre, communiquer et mettre en musique ce qui nous fait ce que nous sommes… C’est à dire des animaux sociaux qui s’épanouissent dans la rencontre, les échanges et la recherche de liberté.

Dans l’attente de vos avis et commentaires sur ces propos, je vous propose de participer à un nouveau sondage :

Dans la perspective d’une recherche d’emploi, quel canal de recrutement vous parait le plus efficace ?

- Les relations personnelles et professionnelles
- Les cabinets de recrutement
- Le réseau de votre école
- Les petites annonces sur des sites spécialisés
- Les candidatures spontanées
- Les petites annonces des organismes pour l'emploi
- Les espaces recrutement sur les sites des entreprises

Merci d'avance de votre participation au nouveau sondage du moment.

vendredi 19 décembre 2008

Pour ou contre le CV anonyme

Chers lecteurs,

En ligne depuis le 21 août, vous avez été 278 à répondre au « sondage du moment » qui avait pour question :

« Etes-vous pour ou contre le CV anonyme »

Un grand merci à tous pour votre participation à ce sondage dont le sujet semble polémique, mais aussi d’actualité et sur lequel chacun semble avoir son avis… Je vais à travers vos résultats vous donnez mon avis sur ce sujet tout en espérant entamer avec vous tous un débat intéressant et riche d’échange.

Les résultats de ce sondage sont les suivants :

Sur les 278 participants à ce sondage :

- 46% des votants sont pour le CV anonyme
- 43% des votants sont contre le CV anonyme
- 11% des votants n’ont pas d’avis sur ce sujet

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous propose de « planter le décor » sur le CV anonyme et de vous rappeler le cadre dans lequel celui-ci s’inscrit.

Le principe du CV anonyme veut qu’aucune information qui permette d’identifier le candidat n’apparaisse sur ce dernier, notamment sur des éléments considérés discriminants comme :

- La photo
- Le nom (voire le prénom)
- L’adresse
- Le sexe
- L’âge
- La nationalité

Sur un axe légal, le Code du Travail précise dans son article L 121-6 :

« Les informations demandées, sous quelque forme que ce soit, au candidat à un emploi ou à un salarié ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier sa capacité à occuper l'emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles. Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l'emploi proposé ou avec l'évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat à un emploi ou le salarié est tenu d'y répondre de bonne foi. »

Le Sénat a voté le 9 mars 2006 un amendement rendant obligatoire l’utilisation des CV anonymes dans les entreprises de plus de 50 salariés en insérant l’article L 121-6-1 :

« Dans les entreprises de cinquante salariés et plus, les informations mentionnées à l’article L. 121-6 et communiquées par écrit par le candidat à l’emploi doivent être examinées dans des conditions préservant son anonymat. Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

Les sanctions encourues pour le non-respect de cette obligation : l’anonymat du candidat et en l’occurrence le CV anonyme seront par ailleurs connues lorsque le Conseil d’Etat rendra un décret d’application (que l’on attend toujours depuis mars 2006 !).

cvanonyme.jpg

Après avoir replacé dans son contexte le « CV anonyme », je souhaite vous donner mon avis de recruteur sur le sujet, mais aussi celui de citoyen…
Commençons par mon avis de citoyen, il me semble que le CV anonyme est un faux débat et de la poudre aux yeux. En effet, une invention de nos chers politiques dont la non diversité ethnico-sociale n’exprime en rien la multitude de notre société, constat frappant lorsque l’on observe nos représentants à la Chambre des Députés et du Sénat. Par cet artifice, ils veulent encore et toujours nous donner, comme à leurs habitudes, des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes : plus de diversités, moins d’intolérance et plus de mixité sociale… Alors que nombre d’entreprise sont de plus en plus mondialisés, interculturelles, multisociales et sont donc bien plus représentatives de cette diversité que la bulle mediadico-politique dans laquelle nos hommes politiques évoluent !
Il apparaît que nos classes politiques sont malades de leur atavisme et de leur népotisme. Expression de notre société discriminante ou à l’origine de celle-ci, j’ai mon avis sur le sujet mais vous laisse la réponse… Néanmoins, leur solution : effacer ce qui fait nos différences (notre géographie), nos spécificités (sexe, âge…), notre humanité (notre nom) sur le CV ne me semble pas être une bonne réponse. En effet, ne devrait-on pas être fier de ce qui fait notre identité et l’imposer à ceux qui n’en veulent pas ?

Afin de poursuivre dans cette dynamique de pensée : être fier de notre identité ! Il me semble intéressant d’appuyer cette vision en vous donnant mon avis de recruteur… Je pense que le CV anonyme ne sert à rien et ne garantira en rien les candidats contre la discrimination qui fait feu de tout bois dans notre pays et notamment dans certain milieu… Le raciste, la non acceptation de l’autre, du différent et voire de l’étranger fait partie de l’humanité et malheureusement de nos sociétés modernes…
Oui, il existe des recruteurs racistes et discriminants, pensez-vous réellement que le CV anonyme pourra les arrêter dans leurs discriminations ? Non et d’ailleurs est-il réellement intéressants de travailler pour ce genre de personnage ? Tant pis pour eux ils ne bénéficieront pas de la diversité et de sa richesse et tant mieux pour nous ! Fuyez ces recruteurs, n’essayez même pas de les rencontrer ou de les forcer à vous accepter en utilisant l’anonymat et en niant ce que vous êtes… Soyez fier de vos origines tout en les laissant se « détruire » et « s’asphyxier » au milieu de leurs clones !

Le CV anonyme n’est donc pour moins qu’un prétexte, une façon de se dédouaner d’une réalité sociale dont le principal message qu’il véhicule me semble plus qu’inquiétant : effacer vos différences pour vous permettre d’intégrer la société ! Comme à l’exemple de son nom, dont on devrait être digne car il représente une histoire et notamment la mémoire de nos ancêtres…

En espérant vous avoir apporté mon éclairage sur ce sujet et dans l’attente d’en débattre avec vous. Je vous propose un nouveau « sondage du moment » et vous remercie par avance de votre participation.

Comment envisagez-vous votre vie professionnelle ?

- Gagner moins en travaillant moins - Gagner plus en travaillant plus

Au plaisir de vous lire.

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